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Petite histoire d’un grand tableau belge: Saint Luc dessinant la Vierge

Vers 1435-1440, Rogier van der Weyden, arrivé depuis peu à Bruxelles, termine un tableau où il représente l’évangéliste dessinant Marie et son enfant.

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Journaliste Temps de lecture: 6 min

Elle, d’abord, attire tous les regards. Le visage est pâle, la peau diaphane, les lèvres rouge vermeil et les cheveux lâchés légèrement roux. Regard baissé, main droite sur le sein nourricier, Marie est tout à son fils qu’elle veut allaiter. Mais lui ne boit pas. L’Enfant Jésus regarde sa mère et lui sourit. Mère et fils ne sont pas seuls. Installés sous un riche baldaquin, tous deux posent pour un homme vêtu de rouge, coiffé d’un petit bonnet de cuir. Un stylet à la main, il croque sur une petite feuille la divine maternité. Cet homme n’est autre que saint Luc ; l’encrier attaché à sa taille et le livre ouvert dans la pièce d’à côté nous renseignent sur son identité. Le personnage de l’évangéliste est troublant, presque dérangeant. Même s’il est agenouillé sur un coussin, comme il se doit devant ce couple parfait, il semble plus important que la Vierge. Sa tête dépasse la sienne et surtout il occupe une place plus centrale dans le tableau…

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