Emmy Awards 2020: avec humour ou sans, Donald Trump critiqué à tout-va

Jimmy Kimmel présentait une édition des Emmy Awards sans public.
Jimmy Kimmel présentait une édition des Emmy Awards sans public. - BelgaImage

Ce n’est pas une surprise, Jimmy Kimmel aime tancer l’actuel président des États-Unis. Ce 20 septembre, pour la 72e édition des Emmy Awards – rebaptisés « Pand-Emmys » en raison de la crise de la Covid-19 –, l’animateur américain n’a pas dérogé à la règle et a lancé une pique non dissimulée à Donald Trump. Pendant quatre minutes, Jimmy Kimmel a ouvert la cérémonie à grands coups de boutades. À l’écran, des stars apparaissent et semblent rire allègrement. Le parterre fait rêver. Puis, l’humoriste révèle la supercherie. Il s’agissait d’images enregistrées les années précédentes alors que, coronavirus oblige, il se trouvait face à une salle vide. Il lance :

« Bien sûr que nous n’avons pas de public. Ce n’est pas un rassemblement Make America Great Again, ce sont les Emmys ».

Sourire narquois de circonstances, Jimmy Kimmel fait référence à la polémique qui avait entouré un meeting de Donald Trump le 13 septembre dernier dans le Nevada. Le président avait rassemblé une foule rapprochée et en intérieur, allant ainsi à l’encontre des mesures prises pour lutter contre la Covid-19. Les autorités locales, elles-mêmes, s’étaient inquiétées de cette organisation qui « violait directement les directives d’urgence » prise par le gouverneur de l’État américain. En juin, Donald Trump avait fait pareil du côté de l’Oklahoma où un pic de contaminations avait ensuite été repéré.

>La série «Watchmen» triomphe aux Emmy Awards

Les grands gagnants s’en mêlent aussi

Jimmy Kimmel n’est pas le seul à avoir tancé le président américain, alors que l’élection présidentielle doit avoir lieu dans quelques semaines outre-Atlantique, comme le rappelle le Huffington Post. Jesse Armstrong, créateur de « Succession » qui a reçu le prix de la « meilleure série dramatique », a profité de l’occasion pour faire un discours de « non-remerciements ». Et Donald Trump y tenait une place de choix : « Pas merci au virus qui nous oblige à rester séparés cette année. Pas merci au président Trump pour sa gestion pourrie et manquant de toute logique. Pas merci à Boris Johnson et son gouvernement pour faire la même chose dans mon pays. Pas merci à tous les gouvernements nationalistes ou quasi nationalistes dans le monde qui font exactement l’inverse ce que nous avons besoin maintenant. Et pas merci aux patrons de médias qui font tant pour les garder au pouvoir ».

Un dernier tacle pour la route, signé Regina King. L’actrice de la série « Watchmen », auréolée de quatre Emmy Awards en six ans, portait un t-shirt avec le visage de Breonna Taylor, figure symbolique de la lutte « Black Lives Matter » tuée en mars 2020 par des tirs policiers. Un choix résolument politique que l’actrice a traduit en mots, en appelant les Américains à se rendre aux urnes le 3 novembre prochain : « Vous devez voter. Je serais indigne de ne pas mentionner cela, en tant que membre d’un show aussi visionnaire que ‘Watchmen’ ». Si Regina King n’a pas précisé pour qui elle espérait que les gens votent, cela ne semble pas faire l’ombre d’un doute.

 
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