Amputé des quatre membres, Théo Curin veut traverser le lac Titicaca à la nage

Amputé des quatre membres, Théo Curin veut traverser le lac Titicaca à la nage
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Il voulait un défi de taille et en l’occurrence, il n’a pas hésité à mettre la barre haute. Malgré le fait qu’il ait perdu ses bras et ses jambes à 6 ans à cause d’une méningite foudroyante, le nageur Théo Curin, 20 ans, a un objectif en tête : traverser le lac Titicaca, à la nage évidemment. C’est ce qu’il révèle au Parisien en décrivant la difficulté de la tâche qui l’attend.

Des conditions extrêmes

Car pour traverser ce lac à la frontière entre le Pérou et la Bolivie, il faudra parcourir 122 km, sans compter les détours éventuels qu’il faudra faire. Cette performance prendra de 8 à 10 jours et aura lieu en novembre 2021. Il sera pour cela accompagné par deux autres sportifs : l'ex-championne de natation Malia Metella et l'éco-aventurier Matthieu Witvoet, notamment connu pour sa traversée du détroit de Gibraltar à la nage destinée à sensibiliser sur la pollution plastique en mer. Ils se reposeront non pas sur terre mais sur un petit trimaran avec un confort rudimentaire, surtout que les températures chutent entre 0° et 5°C la nuit (contre près de 20°C le jour). L’eau, quant à elle, sera aux alentours de 10° à 12°C.

Pour tenir le coup, Théo Curin suit depuis ce vendredi un entraînement du tonnerre. Après une plongée dans l’Oise hier, il apprendra une méthode pour supporter l’eau glaciale et comme si ce n’était pas assez dur comme cela, il fera des immersions dans les Pyrénées pour s’habituer aux hautes altitudes, le lac Titicaca étant situé à 3.812 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Pour mener à bien ce projet, il a dû également renoncer aux Jeux Paralympiques qui devraient se tenir l’année prochaine à Tokyo. De toute façon, il s’était dit frustré par le désavantage qu’il a là-bas, les nageurs concurrents pouvant souvent compter au moins sur une partie de leurs membres restants, ce qui ruine ses chances de podium. Lui préfère viser les Olympiades de 2024, à Paris, en espérant que cela change. Il pourra en tout cas bénéficier d’une expérience de taille en Amérique du Sud.

 
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