Paris Hilton témoigne des abus dont elle a été victime durant son adolescence en internat

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Ce lundi 8 février, Paris Hilton s’est présentée au tribunal de l’Utah pour témoigner contre un pensionnant de l’état, la Provo Canyon School. Elle y avait été envoyée par ses parents à l’âge de 17 ans pour tenter de l’empêcher de se rebeller et de sortir faire la fête. En larmes, elle a accusé l’établissement de lui avoir fait subir des violences psychologiques, physiques et émotionnelles. « Je m’appelle Paris Hilton, je suis une survivante d’abus institutionnels et je parle aujourd’hui au nom des centaines de milliers d’enfants actuellement dans des établissements de soins résidentiels à travers les États-Unis  », a-t-elle déclaré, rapporte LCI.

Si la star de téléréalité a témoigné, c’est dans le cadre d’un projet de loi ayant pour but de réglementer ces écoles « pour adolescents en difficulté  ». « Au cours des 20 dernières années, j’ai vécu un cauchemar récurrent où je suis kidnappée au milieu de la nuit par deux inconnus, fouillée à nu et enfermée dans un établissement. J’aimerais pouvoir vous dire que ce cauchemar obsédant était juste un rêve, mais ce n’est pas le cas  », a ajouté Paris Hilton. Dans un documentaire paru l’année dernière, elle évoquait déjà ces abus. Elle affirme notamment que durant 11 mois à l’internat, elle a été battue, forcée à prendre des pilules inconnues qui la rendaient malade et qu’elle était surveillée en permanence, même sous la douche.

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« À partir du moment où je me réveillais jusqu’au moment où je me couchais, on me criait dessus toute la journée, on me hurlait dessus. C’était une torture sans fin. Les gens qui travaillaient là-bas disaient des choses terribles (…) Je pense que leur but était de nous faire craquer. Et ils abusaient physiquement de nous, ils nous frappaient, nous étranglaient. Ils faisaient régner la terreur pour qu’on ait trop peur de leur désobéir  », a encore expliqué la jeune femme, rapporte LCI.

Son ancienne école a publié un communiqué niant les faits reprochés : « Nous ne tolérons ni ne promouvons aucune forme d’abus. Tout abus présumé / suspecté est immédiatement signalé à nos autorités réglementaires nationales, aux forces de l’ordre et aux services de protection de l’enfance, selon les besoins. Nous nous engageons à fournir des soins de haute qualité aux jeunes ayant des problèmes émotionnels, comportementaux et psychiatriques spéciaux et souvent complexes  ».

 
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