JO: France Télévisions répond aux critiques sur les interruptions

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Depuis le début des Jeux olympiques, les téléspectateurs de France 2 et France 3 ont eu l’occasion d’être énervés plus d’une fois. En cause : le lancement intempestif de pubs et de bascules entre les deux chaînes, y compris à des moments importants de la compétition. Le public n’a par exemple pas vu une bonne partie de la finale d’escrime par équipe hommes. Même des personnalités ont critiqué la télévision publique, à l’instar de Nathanaël De Rincquesen ou encore Yoann Riou, le célèbre consultant sportif de L’Equipe. Face au mur, France Télévisions s’est finalement décidée à répondre.

Des regrets mais pas d’excuses

C’est Pascal Golomer, directeur délégué aux sports à France Télévisions, qui a eu la charge de réagir sur ce sujet, après avoir été contacté par le Huffington Post. Selon lui, ces interruptions de programme sont placées au mieux possible « quand l’enjeu est moindre mais c’est parfois difficile », surtout que les pages de pubs sont imaginées à l’avance. « Je comprends le téléspectateur de sport qui aimerait le vivre à 100% mais quand on est amateur de cinéma et qu’on regarde un film sur une autre chaîne on a aussi des écrans publicitaires », réplique-t-il.

Sur le cas de la finale d’escrime, il explique que les téléspectateurs ne l’auraient sûrement pas vue si la France n’avait pas été qualifiée. Et en parallèle, l’écran publicitaire était déjà programmé. « Notre conducteur est amené à évoluer en fonction des performances des sportifs et plus spécialement des athlètes français [...] À nous de les placer au mieux sans que ça ne perturbe la retransmission et le plaisir du téléspectateur », dit-il, sans s’étaler plus sur la possibilité de diffuser entièrement la finale où était pourtant présent le Français Erwann Le Pechoux.

Quant aux bascules, Pascal Golomer rappelle l’obligation pour France 2 et France 3 de diffuser d’autres programmes autres que sportifs, ce qui nécessite ce genre de dispositif contraignant. « Dans l’immense majorité des cas c’est parfaitement maîtrisé [...] mais il peut arriver qu’une course soit légèrement retardée [...]. Cela nécessite un exercice de bascule en pleine course et là il faut se coordonner très vite avec les différentes chaînes », explique-t-il avant d’ajouter : « On le regrette et ça nous amène à être encore plus rigoureux dans nos processus de communication en interne ».

Il conclut en défendant la gestion globale de la retransmissions des JO par la télévision publique : « Je ne voudrais pas que l’on tire la conclusion que France TV ne sait pas diffuser les Jeux olympiques parce qu’aujourd’hui à une seule occasion, la bascule ne s’est pas bien passée. C’est un problème que ne connaissent pas des groupes qui dédient une chaîne par sport. Aucun autre groupe ne diffuse sur deux voire trois chaînes en simultanée. Nous, on a l’ambition de présenter énormément de sports sur des chaînes qui sont généralistes ».