Alain Delon, Gérard Depardieu et Benoît Poelvoorde « insupportables » sur le tournage d’Astérix

De gauche à droite : Alain Delon, Gérard Depardieu et Benoît Poelvoorde.
De gauche à droite : Alain Delon, Gérard Depardieu et Benoît Poelvoorde. - Belgaimage

C’est avec un budget de 78 millions d’euros et un casting de rêve que Thomas Langmann réalisait en 2008 « Astérix aux Jeux olympiques ». Mais contre toute attente, le film ne remportait pas le succès espéré avec seulement 16,2 millions d’euros.

Dans un récent entretien accordé à BFMTV, Thomas Langmann revenait sur ce tournage … chaotique. « Benoît Poelvoorde a été fainéant. Il n’a pas voulu improviser alors qu’il était ravi de jouer Brutus, de jouer avec Delon. Tout d’un coup, il a vrillé. Il n’assumait plus. Il a beaucoup plombé le film, alors qu’il avait été un amour sur Le Boulet. »

La collaboration n’a pas été meilleure avec Alain Delon. Une dispute aurait éclaté entre l’acteur et le réalisateur à la fin du tournage. Alain Delon n’aurait pas apprécié que Thomas Langmann montre des images du film lors d’une convention TF1 sans son accord. « Il m’avait écrit dans son contrat que je ne pouvais pas diffuser la moindre promo sans qu’il l’ait validée. J’ai donc reçu un coup de fil de Delon me disant, ’Je vais vous tuer !’ Au début, je lui ai un peu répondu. Ce qu’il ne fallait pas faire ! », confie Thomas Langmann.

Et pour cause, à la suite de cet épisode, Alain Delon lui a interdit l’accès au plateau pendant les trois derniers jours du tournage.

Gérard Depardieu, lui, est qualifié « d’insupportable ». « « Il avait envie d’en faire le moins possible. Il envoyait sa doublure quand la caméra était éloignée. Il n’avait pas envie de se maquiller avant d’enfiler son costume. » L’acteur aurait également eu de gros problèmes de mémoire. « Il ne connaissait pas son texte », regrette le réalisateur. Pour remédier au problème, les équipes avaient installé des panneaux derrière les acteurs, de sorte à ce que Gérard Depardieu n’ait plus qu’à interpréter les lignes inscrites. « Il ne les regardait (les acteurs, ndlr) jamais dans les yeux et ça se voyait. Pour une scène d’engueulade, on a dû truquer ses yeux pour essayer de faire croire qu’il parlait vraiment à Astérix. »

Et pour clore le tout, une guerre d’égos aurait opposé Alain Delon à Gérard Depardieu.

 
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