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La poétesse Delphine Lecompte accusée de normaliser la pédophilie: «Elle nuance et même excuse la pédophilie»

La poétesse est au centre d’une polémique depuis sa lettre publiée dans le magazine Humo. Elle invitait notamment à « accepter que la pédophilie réside en chacun de nous ».

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Voilà une lettre qui n’est pas passée inaperçue. La poétesse Delphine Lecompte a vu sa lettre qui appelait à « accepter que la pédophilie réside en chacun de nous » publiée dans l’Humo. Depuis, une pluie de critique s’abat sur la poétesse flamande.

La lettre s’adressait dans un premier temps à la presse néerlandaise qui accusait un acteur flamand de pédophilie. Pour elle, les personnes accusées de pédophilie représentent un « groupe vulnérable marginalisé qui a été traité pendant des années comme une ordure maladive par la foule des moralistes décents ». Elle ajoute que finalement, nombre de pédophiles « ne commettent jamais d’actes pédophiles » mais insiste aussi sur le fait que « tout être humain est parfois attiré par l’innocence et la jeunesse ».

Enfin, elle fait part de ses craintes, notamment que ces accusations de pédophilie ne font que courir le risque de voir plus de « dérives pédophiles et de pédopornographie que nous voulons tous éviter ». Enfin, elle écrit : « Il me semble plus sage d’apprendre à connaître et à accepter le pédophile. Et d’accepter que la pédophilie réside en chacun de nous ».

Une vague de colère

Sans surprise, cette lettre a déclenché une vague de colère venant de tous les bords politiques mais aussi sur les réseaux sociaux. En Flandre, le secrétaire d’État à l’asile et à la migration, Sammy Mahdi a déclaré sur Twitter : «  Je n’arrive toujours pas à croire qu’on me demande de fantasmer sur des ’rencontres explicites avec un marchand de fleurs roumain de 5 ans’. Rance. Extrêmement rance  ». Matthias Diependaele, ministre flamand ajoute : «  Nous ne pouvons en aucun cas justifier ou normaliser la pédophilie, et encore moins lui chercher des excuses  ».

La ville de Bruges prend aussi ses distances. En effet, Delphine Lecompte est poétesse pour le musée de la ville. La ville a été sommée par le Vlaams Belang Brugge de mettre un terme à cette collaboration, toujours au titre des propos inacceptables de la poétesse. Stefaan Sintobin explique : «  J’ai donc été choqué lorsque j’ai lu la lettre du lecteur. Et mon indignation est devenue encore plus grande quand j’ai vu que cette femme est un repère pour notre ville et nos musées. Elle ne fait que de la publicité négative. C’est pourquoi nous demandons l’arrêt immédiat de cette coopération . » et ajoute «  Elle nuance, normalise et même excuse la pédophilie  ».

La ville a simplement communiqué sur le fait qu’elle ne soutenait absolument pas les propos de Delphine Lecompte mais qu’elle ne prendrait pas de mesures supplémentaires au nom du « droit à la libre opinion ».

Une réponse de Delphine Lecompte

Delphine Lecompte s’est défendue dans un nouvel article d’Humo. Elle assure qu’elle souhaitait exprimer son « dégoût à l’égard du scrupuleux coup médiatique opportuniste et creux du journaliste et « chasseur de pédophile » Sven van der Meule ». Elle écrit aussi : «  Je voulais seulement souligner que la plupart des personnes qui ont la malchance de naître avec une préférence sexuelle pour les enfants, luttent toute leur vie contre cette préférence sexuelle et ne commettent jamais d’actes pédosexuels  » enfin elle ajoute : «  Bien sûr, ce n’est pas autorisé. Mais je trouve terriblement stupide et insensible (et dangereux) de mettre tous les pédophiles dans le même sac et de les diaboliser  ».

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