Enora Malagré insultée sur les réseaux sociaux pour avoir défendu le droit à l’avortement

Enora Malgré a dû faire face à de nombreuses critiques.
Enora Malgré a dû faire face à de nombreuses critiques. - Belgaimage.

Même si elle ne fait plus partie de la bande de chroniqueurs de « Touche pas à mon poste », Enora Malagré n’hésite jamais à prendre la parole pour défendre les causes qui lui sont chères. Mardi 28 septembre, à l’occasion de la journée mondiale du droit à l’avortement, elle a rappelé l’importance de ce droit, en s’engageant à nouveau pour le Planning familial.

Une position qui lui a valu de vives critiques, certains n’hésitant pas à lui envoyer des messages insultants via les réseaux sociaux. Parmi ce florilège d’insultes, que l’ex-chroniqueuse n’a pas hésité à publier, on pouvait lire : «  On ne vous a pas appris les moyens de contraception  », «   Dommage et maintenant t’arrives plus à être enceinte, sacrée culpabilité  ».

Elle répond aux critiques

Loin de se laisser démonter par ce flot de haine, Enora Malagré a choisi de répondre à ses détracteurs sur son compte Instagram  : «  Suite aux flots d’insultes que j‘ai reçus aujourd’hui après ma prise de parole dans le cadre de la journée internationale du droit à l’avortement, je reposte cette photo ! Je re-déclare que j‘ai avorté deux fois. Que c’était une solution à un moment de ma vie, mais pas un échec. Que ça n’a rien à voir avec mon endométriose et que malgré ma maladie je ne regrette rien ! Je marche la tête haute, je suis libre de disposer de mon corps. Je suis experte de ma propre vie. Le droit à l‘avortement est un droit fondamental et humain et je milite férocement pour l’allongement des délais !  »

Une cause qui touche d’autant plus Enora Malagré qu’elle a elle-même eu recours par deux fois à l’interruption volontaire de grossesse. Alors qu’elle avait 20 ans, elle a pris la décision d’avorter, ne s’estimant pas prête à devenir mère : «  Je suis tombée enceinte de mon amoureux de l’époque. Il avait mon âge, je le connaissais à peine. Nous n’étions pas prêts, je n’en avais pas envie. Et je n’ai pas à être jugée pour cela. Ça s’est bien passé. J’ai eu mal, mais n’ai pas souffert de complications  », confiait-elle sur son site WTF.

Pour la seconde intervention, elle explique avoir ressenti que «  ce n’était pas le père que j’aurais voulu pour mon enfant  ». «  L ’homme avec qui je partageais ma vie faisait un métier instable. Il n’était pas souvent là. L’avenir m’a donné raison  », expliquait-elle. Un deuxième avortement qui s’est avéré bien plus traumatisant que le premier. Après avoir ressenti de fortes douleurs, elle s’était évanouie dans la salle de bain de l’hôpital. Et loin de pouvoir compter sur l’empathie de l’infirmière présente, cette dernière lui avait glissé à l’oreille : « Ça t’apprendra. » Aujourd’hui, la jeune femme, épanouie, n’hésite pas à revenir sur ces expériences difficiles avec un objectif : montrer que le combat pour le droit à l’avortement est essentiel.