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Bécaud: la fin du purgatoire

Vingt ans après la disparition de l’artiste, notre collaborateur publie avec Claude Lemesle « Bécaud on revient te chercher » (L’Archipel). Pour « Soir mag », il se souvient.

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Temps de lecture: 6 min

Quelques semaines après le départ de Gilbert Bécaud (le 18 décembre 2001), Kitty, sa femme, m’a confié : « Il se croyait immortel. » Elle a été auprès de lui pendant ces mois où, fort de son énergie légendaire, il a tenté de vaincre un deuxième cancer dont l’abus de cigarettes pendant plus d’un demi-siècle est sans doute à l’origine. Enfermé dans sa maison du Poitou ou sur la péniche en bord de Seine dont il avait fait son pied-à-terre parisien, loin de ces lumières du music-hall qu’il illuminait de sa présence, parfois 300 soirs par an, il a mené ce combat dans l’ombre, en fermant sa porte à la presse et même à ses amis. Il n’était pas du genre à se plaindre et, surtout, il a toujours détesté parler de lui, et pas seulement dans ces moments de souffrance qu’il voulait croire passagers. Une fois guéri, on parlerait d’autre chose, et surtout d’avenir. Le passé, en effet, ce n’était pas son truc. C’était fait, donc cela ne l’intéressait plus ! C’est ainsi qu’il n’a jamais raconté le sien aux journalistes, mais aussi à ses proches.

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