Pierre Lazareff à la Une (5): la passion jusqu’à la dernière édition
Il y a 50 ans disparaissait le plus créatif et le plus doué des journalistes. Récit d’un destin hors norme.
L’aventure de « Cinq colonnes à la Une » a bouleversé la vie professionnelle de Pierre Lazareff. Il est moins présent à « France-Soir » et ne téléphone plus à une heure du matin pour vérifier la première page. À partir de 1962, les ventes commencent ainsi à baisser. « Le seul quotidien vendant plus d’un million d’exemplaires » devient « la plus forte vente des journaux français ». La maladie est sans doute pour beaucoup dans une chute que personne n’aurait imaginée quelques années auparavant. Hospitalisé pour une crise d’urémie, Lazareff souffre, en réalité, d’un cancer de la prostate. À ses yeux, le meilleur médicament pour le combattre, c’est le travail. Il se découvre alors une passion pour la politique. Il la doit à Georges Pompidou, dont il va devenir un « conseiller occulte » dès son arrivée à Matignon.










