Brad Pitt seul face à son trouble neurologique : « personne ne me croit » (vidéo)
Dans une interview au magazine « GQ », l’acteur américain se confie sur le trouble dont il souffre et qui le handicape quotidiennement.

Jamais diagnostiqué, Brad Pitt souffrirait selon lui de prosopagnosie, un trouble neurologique extrêmement rare, aussi connu sous le nom de « cécité faciale ». Touchant entre 2 à 3% de la population mondiale, cette maladie a pour conséquence une difficulté, voire une impossibilité à différencier les visages. « Personne ne me croit », confie à « GQ » celui dont les gens pensent qu’il est « égocentrique ».
Des mots déjà prononcés lors d’une interview pour le magazine américain « Esquire » en 2013, dans laquelle il évoquait pour la première fois sa maladie. « Tellement de gens me détestent parce qu’ils pensent que je leur manque de respect », témoignait la star hollywoodienne. « On me dit que je suis égoïste et prétentieux. Mais c’est un mystère pour moi. Je n’arrive pas à saisir les visages ».
Même en essayant de demander gentiment aux gens de lui rappeler où ils s’étaient rencontrés, certains étaient parfois offensés. « C’est pourquoi maintenant, je reste chez moi », avait exprimé Brad Pitt.
L’acteur oscarisé, âgé de 58 ans, parle aujourd’hui d’une « honte » et partage son souhait de rencontrer d’autres personnes atteintes de ce trouble.
Plusieurs formes de prosopagnosie
La première description de cette maladie remonte au 19ème siècle, mais il faut attendre 1947 pour qu’un neurologue allemand, Joachim Bodamer, distingue cette incapacité à reconnaître les visages d'autres troubles de la reconnaissance.
Il existerait deux formes de prosopagnosie : la première faisant suite à un traumatisme tel qu’un traumatisme crânien ou un AVC. Et la prosopagnosie développementale – appelée aussi congénitale – est d’origine génétique et concerne les patients nés avec ce trouble, dû à un déficit de maturation cérébrale. Des maladies dégénératives, comme Alzheimer, peuvent également provoquer cette cécité faciale.
Les symptômes varient également : si certains ont du mal à se rappeler des noms, d’autres confondent des visages, y compris ceux des membres de leurs familles ou leurs amis.





