Aristophil: les manuscrits de l’arnaque
Les dirigeants d’Aristophil Belgique devraient répondre de leurs actes devant le tribunal correctionnel. Plus de 3.000 victimes belges attendent toujours de récupérer leur mise.
Sur la table de sa salle à manger, Philippe Damseaux étale des documents en pagaille, d’ordinaire classés dans des fardes. Il présente ses contrats passés avec la filiale belge de l’entreprise française Aristophil, la liste des manuscrits qui faisaient partie de sa collection, ou encore ses innombrables échanges électroniques – imprimés comme autant de preuves – avec les principales entités qui gèrent ce dossier juridique complexe. Entre 2010 et 2013, ce Bruxellois quasiment octogénaire a placé 20.000 euros – en deux mises de 10.000 – dans des manuscrits qui devaient lui assurer un rendement honorable : 8 % par an.










