De «Casque d’or» à l’Oscar pour Simone Signoret
« L’armée des ombres », 20h50, Arte.
Difficile de choisir mieux que l’un des chefs-d’œuvre de Jean-Pierre Melville pour introduire le documentaire de Michèle Dominici consacré à Simone Signoret, l’une des plus grandes dames de l’histoire du cinéma. Partageant la tête d’affiche avec Lino Ventura, Paul Meurisse, Jean-Pierre Cassel, Paul Crauchet, Christian Barbier et Serge Reggiani, elle a déjà atteint la maturité de son charisme dans ce drame de la Résistance. Simone Signoret n’a jamais eu sa langue en poche. Son franc-parler était aussi légendaire que son envie de se mêler de tout. Il est vrai aussi que Simone, née Kaminker en 1921 à Wiesbaden, en Allemagne, n’a jamais rien fait comme les autres, notamment sur le plan professionnel où elle a refusé de sombrer dans le cliché de la femme fatale tel qu’imposé par le cinéma d’après-guerre. Contrainte d’abandonner ses études pour aider sa mère provençale, née Georgette Signoret, dont elle reprend le patronyme, à élever ses deux frères, la jeune Simone n’a pas 20 ans quand elle se lance dans une brève carrière de secrétaire.










