Ben Affleck et Matt Damon en colère contre Donald Trump
Le candidat à la prochaine élection présidentielle américaine a utilisé un extrait du film « Air » dans le cadre d’un clip promotionnel, sans le consentement des deux acteurs.

Donald Trump continue de faire parler de lui. Désormais officiellement candidat à la présidentielle américaine, l’ancien président a mis en place un clip promotionnel pour sa campagne. Pour réaliser ce dernier, il a pris un extrait du film de Ben Affleck, « Air », sans lui demander l’autorisation.
Le film en question retrace l’histoire du partenariat entre Nike et Michael Jordan dans les années 1980. Matt Damon et Ben Affleck y incarne le duo de représentants de la marque qui veut signe le contrat du siècle avec le sportif.
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Un porte-parole des acteurs a déclaré : « Nous n’avions pas connaissance, n’avons pas consenti et n’approuvons pas les séquences vidéo ou audio d’Air qui ont été réutilisées pour la campagne de Trump comme publicité politique ou pour toute autre utilisation. »
« Les gens vont t’idolâtrer »
L’extrait en question est un monologue de Sonny Vaccaro, personnage incarné par Matt Damon. Des photos du parcours de Donald Trump depuis sa jeunesse ont été rajoutées au passage du film. Dans ce dernier, Matt Damon prononce notamment cette phrase : « C’est une histoire américaine, et c’est pourquoi les Américains vont l’adorer. » Et de poursuivre : « Les gens vont t’idolâtrer. Et pas qu’un peu. Parce que quand tu es doué et nouveau, on t’aime. On va faire de toi quelque chose qui n’existe pas. Tu vas changer le monde. Et tu sais quoi ? Une fois qu’ils t’auront érigé jusqu’au sommet, ils te démoliront. »
La partie dans laquelle on entend ces mots : « Tu vas être attaqué, trahi, exposé, humilié. Et tu t’en remettras », résonne particulièrement pour le candidat et ses supporters. En effet, ils considèrent toujours que la défaite du président à l’élection de 2020 est le résultat d’un complot. De plus, Donald Trump est visé par 37 chefs d’inculpation dont la « rétention d’informations portant sur la sécurité nationale » et l’« entrave à la justice » dans l’affaire des archives de la Maison Blanche. En mai dernier, il a d’ailleurs été reconnu coupable d’agression sexuelle par le tribunal de New York.
D’autres artistes comme des chanteurs et des groupes s’opposent également à l’utilisation de leurs œuvres dans les meetings du candidat à la présidentielle des États-Unis.
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