Silvio Berlusconi, «l’homme le plus persécuté» de l’Histoire
L’ancien Premier ministre italien a connu une très longue carrière politique et a su laisser une empreinte certaine sur le pays. L’homme était également un habitué des tribunaux et a été visé par un peu moins d’une trentaine de procès.

Silvio Berlusconi, le magnat des médias qui a dirigé l’Italie durant neuf ans, est mort à 86 ans des suites d’une leucémie, a indiqué à l’AFP son entourage. Surnommé « l’immortel » pour sa longévité en politique, le sénateur et homme d’affaires, qui a profondément marqué le paysage politique de son pays, avait été de nouveau admis vendredi à l’hôpital San Raffaele de Milan où il a séjourné de multiples fois.
En trente ans de vie politique, Silvio Bersluconi s’est illustré durant sa carrière par sa facilité à contourner les règles à son avantage. Au final, l’homme politique a été au cœur d’environ 25 procédures judiciaires, rappelle Le Parisien, allant de la fraude fiscale à l’abus de pouvoir en passant par la prostitution.
Il avait été acquitté en février dernier dans le cadre de son procès pour corruption de témoins dans l’affaire des soirées « bunga-bunga », renommé le Rubygate. Devant le tribunal de Milan, le parquet avait demandé peine de six ans de prison pour l’ancien Premier ministre. C’est l’affaire qui le suivra le plus
L’affaire apparaît au grand jour en 2010, alors qu’il est Premier ministre en Italie pour un troisième mandat. Des prostituées mineures avaient participé à ces soirées « bunga-bunga ». Il est alors accusé de prostitution et d’abus de pouvoir, avant d’être acquitté. L’affaire reviendra sur le devant de la scène quand il sera accusé d’avoir corrompu des témoins lors du premier procès. La encore, il fut acquitté.
À lire aussi : Neuf choses à savoir sur Silvio Berlusconi
Berlusconi se déclarait comme l’homme « le plus persécuté » de l’Histoire. Il estimait que les juges souhaitaient le voir quitter la scène politique, évitant de rappeler par la même occasion que ses problèmes avec la justice remontaient avant même ses débuts en politique.
Au finale, sur toutes les affaires dans lesquelles il était impliqué, une seule s’est soldée par une condamnation en 2013 : quelques mois dans une maison de retraite pour réaliser des travaux d’intérêt général. Il était condamné pour de la fraude fiscale. C’est notamment grâce à ses connaissances de la machine législative et des nombreuses lois qu’il a fait passer, que l’ancien Premier ministre a ainsi esquivé les condamnations, jouant à chaque fois sur la prescription.
Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.








