Le patron d’OceanGate avait avoué ses infractions aux règles dans la construction du sous-marin Titan
Le submersible aurait implosé sous la pression de l’eau mais aussi suite à un probable défaut dans la coque de l’appareil.

C’est officiel, les cinq personnes à bord du submersible Titan sont décédées lors de leur descente sous-marine dimanche dernier. Ils étaient à bord d’un appareil conçu par OceanGate. Plusieurs personnes avaient fait part de leurs inquiétudes quant à la sécurité du sous-marin, dont James Cameron.
Dernièrement, une interview de Stockton Rush, le PDG d’Ocean Gate qui était également à bord du submersible, revient sur la toile. Dans son entretien, il admet ne pas avoir respecté toutes les règles de sécurité nécessaires. Pour se justifier, il avait notamment déclaré : « J’aimerais que l’on se souvienne de moi comme d’un innovateur. Je crois que c’est le général MacArthur qui a dit : « On se souvient de vous pour les règles que vous enfreignez » ».
Sans détour, il explique avoir joué sur les composants de la coque du sous-marin : « Vous savez, j’ai enfreint certaines règles pour réaliser ce projet. Je pense que je les ai transgressées en m’appuyant sur la logique et une bonne ingénierie. Il y a une règle qui interdit d’utiliser la fibre de carbone et le titane – et bien je l’ai fait ». Ces deux matériaux peuvent avoir des effets l’un sur l’autre à cause de leur composition chimique et donc se détériorer et se corroder.
Une enquête à mener
Les garde-côtes sur place et les services de sauvetage sont en train de récupérer les débris pour tenter de comprendre l’origine de l’implosion et de vérifier également la composition du submersible. Cependant, la profondeur de la scène du drame et l’état des débris laissent peu d’espoir aux experts de connaître entièrement le déroulé des faits.
Stockton Rush aurait reçu plusieurs mises en garde de chefs d’entreprise sur la qualité de son appareil, le jugeant « expérimental ». Le New York Times rapporte également qu’une lettre signée par une trentaine de personnes du secteur faisait part de ces préoccupations. Des demandes avaient été faites pour que le sous-marin soit testé par des autorités accréditées. OceanGate avait alors répondu : « Faire en sorte qu’une entité extérieure soit au courant de chaque innovation avant qu’elle ne soit testée dans le monde réel est un obstacle à l’innovation rapide ».
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