Les techniques des coureurs du Tour de France pour faire face à la chaleur
De plus en plus, la chaleur lors de la course devient une priorité pour les équipes et les organisateurs. Cette année, plusieurs pics de chaleur ont été enregistrés.

Alors que les températures se rapprochent de plus en plus souvent des 30 degrés, voire les dépassent, les organisateurs du Tour de France et les directeurs de groupes s’inquiètent pour leurs cyclistes. Des techniques doivent être trouvées mais certains demandent également une évolution des conditions de la course historique.
C’est que la chaleur est épuisante pour le corps en effort, pouvant provoquer des arrêts cardiaques. Depuis 2015, un « protocole températures extrêmes » a été lancé par Union cycliste internationale, rappelle le HuffPost. L’objectif est de modifier quelques paramètres de la course. Ainsi, en cas de fortes chaleurs, les débuts et fin d’étapes peuvent être modifiés, les délais augmentés, les points de ravitaillement également.
Au média, plusieurs scientifiques dont Frédéric Grappe, également directeur de la performance de l’équipe cycliste professionnelle Groupama-FDJ, estiment que le protocole n’est pas suffisant pour la suite.
Entraînements et astuces
En attendant, chacun a sa méthode. Désormais, les coureurs ont l’habitude de s’entraîner dans des pays chauds et d’avoir des séances d’acclimatation à la chaleur, que ce soit en s’entraînant dans des salles chauffées ou même en prenant des bains chauds après les entraînements. Les experts, dont Frédéric Grappe, rapportent que les cyclistes peuvent tenir jusqu’à 40 degrés. « À partir de cette température, le corps développe des mécanismes de protection et fait tout pour que vous cessiez toute activité sportive. Et heureusement que ça existe, sinon il y aurait des morts sur les courses à cause de la chaleur », explique-t-il au HuffPost.
Il reste encore les techniques de refroidissement. Dans ce cas, tout est bon pour faire redescendre la température corporelle de quelques degrés, que ce soit en glissant des glaçons dans les tenues ou en s’aspergeant régulièrement d’eau. Le Tour de France avait également pris la décision l’année passée d’arroser la route pour la refroidir, non sans créer la polémique puisque 10.000 litres d’eau devaient être utilisés.
Au final, les experts s’attendent à ce que les courses soient moins rapides à mesure que les températures continuent d’augmenter. De même, les abandons risquent d’être plus nombreux.







