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Izïa Higelin réagit pour la première fois après ses propos sur Emmanuel Macron

Rapidement, la polémique a enflé après que la chanteuse a imaginé, sur scène, la façon dont le public pouvait lyncher le président français.

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Mercredi dernier, Izïa Higelin était en concert dans le sud de la France, à Beaulieu-sur-Mer, dans le cadre du festival « Les nuits guitare ». Pendant son passage sur scène, l’artiste a imaginé comment le président français pouvait être lynché publiquement par les spectateurs : « Je le connais, quelle coquine celui-là, il s’est dit là, ce qui serait bien, je pense que ce que le peuple veut, ce dont le peuple a envie, c’est qu’on m’accroche à 20 mètres du sol telle une pinata humaine géante, et qu’on soit tous ici présents munis d’énormes battes avec des clous au bout comme dans Clockwork Orange » (Orange mécanique, ndlr).

Les propos ont enflé et provoqué une polémique en France. Rapidement, les élus locaux ont condamné les propos. Le maire de Marcq-en-Barœul a annoncé sont refus de voir la chanteuse de 32 ans venir faire son concert prévu le 13 juillet prochain dans sa commune, la veille de la Fête nationale. Une enquête a également été ouverte et les gendarmes auraient eu des difficultés pour confronter Izïa Higelin.

À lire aussi : Izïa Higelin aurait été exfiltrée après avoir évoqué le lynchage d’Emmanuel Macron

Pour la première fois, la chanteuse a pris la parole. Elle a notamment répondu aux questions de Ouest-France. Selon elle, ses propos n’étaient pas un appel à la violence. « Je suis bien désolée que cela ait été mal interprété, décontextualisé. À aucun moment évidemment, je n’ai voulu inciter à la violence ou à la haine. C’est une histoire, un liant improvisé et surréaliste entre deux titres qui parle de tout et de rien et qu’il ne faut surtout pas prendre au premier degré », explique-t-elle à propos des différents extraits de son passage sur scène qui ont circulé sur les réseaux sociaux.

Elle insiste et martèle que c’est bien une histoire improvisée : « À aucun moment dans mes concerts, je n’incite à la violence ou à la haine. Ce sont toujours des lieux de bienveillance et d’amour, de folie et d’improvisation. C’est juste ça purement et simplement. Cela reste une histoire fantasmée, un moment partagé d’esprit libre, artistique. Ce n’est pas dirigé dans quelque direction que ce soit ».

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