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L’auteur de la biographie non-autorisée de Jean-Jacques Goldman répond au chanteur

L’historien Ivan Jablonka considère comme un honneur que le chanteur soit sorti de son silence pour réagir à la sortie du livre.

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La semaine passée, Jean-Jacques Goldman a créé la surprise en sortant de son silence habituel. Ce dernier tenait à s’exprimer après l’annonce de la sortie d’une biographie non-autorisée sur lui, écrite par l’historien Ivan Jablonka. L’artiste se disait très triste pour « tous les gens qui se font duper en achetant ces livres qui parlent de (lui) ».

Sur France Inter, l’historien a été invité à répondre aux déclarations du chanteur. « Quel honneur, d’abord. Quel honneur que Jean-Jacques Goldman, qui est enseveli dans le silence depuis 20 ans, en sorte pour parler de mon livre », a-t-il commencé par dire avant de livrer son analyse : « Cela dit, je ne suis pas très surpris parce que ça correspond à sa logique, qui est celle du retrait de la vie publique. Par ailleurs, je lui ai écrit pour lui dire que je faisais ce livre ».

Ivan Jablonka précise les conditions dans lesquelles ce livre a été réalisé : « Je lui ai demandé d’avoir accès à certaines de ses archives, il n’a pas répondu. Il a refusé, de même que certains de ses proches » L’historien précise également avoir « dépouillé 50 ans d’archives audiovisuelles et de presse écrite ». Cependant, il ne nie pas le sentiment de Jean-Jacques Goldman : « En effet, il parle de tristesse. Je crois que la cause de sa tristesse n’est pas mon livre, mais sa célébrité persistante. (…) Le fait qu’il soit la personnalité préférée des Français depuis 12 ans, ça indique le paradoxe d’une star qui ne voulait pas être connue ».

À lire aussi : Biographie non-autorisée de Jean-Jacques Goldman : le chanteur réagit

Selon lui, son travail a été celui d’un historien et de fait, n’a pas besoin d’être autorisé : « Je voudrais terminer en disant qu’un historien n’est pas quelqu’un qu’on autorise. Un historien incarne la liberté de penser, la liberté d’expression, et le but d’un livre de sciences sociales est de dire des choses vraies peu importe si ça ne plaît pas aux uns ou aux autres ».

Il argumente également : « La définition même de l’Histoire c’est des enquêtes dans l’absence parce que je vais vous donner un scoop, je n’ai pas rencontré Laeticia quand je lui ai consacré un livre, je n’ai pas rencontré mes grands-parents morts en déportation et mes collègues qui travaillent sur Toutankhamon et Saint-Louis ne les ont pas rencontrés non plus ».

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