« Je vais vous laisser régler vos affaires entre vous » : Jean Dujardin répond aux critiques sur la cérémonie d’ouverture du Mondial

La cérémonie d’ouverture de la coupe du monde de rugby, vendredi 8 septembre, était censée « célébrer l’art de vivre à la française », peut-on lire dans un article de La Voix du Nord. Avec une action se déroulant dans les années 1950, en personnage central, l’acteur Jean Dujardin, tricot blanc sur le dos, casquette sur la tête mime le boulanger enfournant son pain dans son fournil. « Allez la Rance », a titré le quotidien de gauche Libération, évoquant « la carte postale sépia d’une France qui sent la naphtaline ». Des critiques reprises par une partie du public, notamment sur les réseaux sociaux.
Jean Dujardin sort du silence ce jeudi soir, quelques heures avant le coup d’envoi du deuxième match du XV de France. « Je tombe à la renverse. Je n’aurais jamais pensé que ma participation à la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de Rugby déclencherait un tel déferlement de commentaires, politiques et médiatiques », écrit l’acteur sur Instagram. Cette cérémonie a réuni 44 artistes professionnels et 240 bénévoles.
« Le second degré n’a pas été compris »
« On l’a voulue belle, on l’a voulue festive, on s’est amusé à l’imaginer, on s’est investi tous ensemble, bénévoles, artisans, artistes, heureux de la préparer en pensant au plaisir de tous. On a voulu célébrer notre pays, notre savoir-faire et l’histoire du rugby », poursuit-il, avant de s’attaquer aux arguments avancés pour critiquer la cérémonie.
« La France « surannée » des années 50 ? C’est justement en 1954 que la France fêtait sa première victoire sur les Néo-Zélandais ! « La France Rance » ? Une cérémonie d’ouverture est toujours la présentation au reste du monde du pays où se déroule l’évènement fêté, assène Jean Dujardin. Nous sommes effectivement aussi le pays du béret, de la gastronomie, de la culture, de l’éducation, n’en déplaise à certains… Le second degré que j’ai toujours aimé manier n’a pas été compris et je le regrette. »
« Nous aurions dû certainement nous rappeler que notre pays est largement critiqué pour son esprit polémique et ‘’ronchon’. Dommage que nous n’ayons pu y échapper alors qu’il y avait une telle bonne volonté, indique-t-il aussi. Cette cérémonie n’aurait jamais dû nous opposer mais nous rassembler. »
« Je suis un artiste, je ne serai le porte-drapeau d’aucun parti. Je vais vous laisser régler vos affaires entre vous, conclut-il. Je voulais que ce soit une cérémonie d’ouverture d’esprit, de partage et de joie. Je garde cette belle émotion au chaud. Allez les Bleus ! »





