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Alain Duhamel revient sur les habitudes de Jean-Pierre Elkabbach: «Aller au restaurant avec lui était une tragédie!»

Le journaliste politique est décédé le 3 octobre dernier. Il a marqué le monde politique par ses interviews souvent piquantes.

Vidéo - Temps de lecture: 3 min

Jean-Pierre Elkabbach est décédé le 3 octobre dernier à l’âge de 86 ans. Le journaliste politique a marqué plusieurs générations de politiciens par ses questions sans détour et son ton franc. Il a également marqué son collègue de longue date, Alain Duhamel. Le journaliste était invité sur le plateau de « Quelle époque ! ». Il n’a pas hésité à se souvenir de son ami qui avait aussi l’habitude de jouer la diva.

Alain Duhamel rapporte que Jean-Pierre Elkabbach était « une star qui aimait être une star ». « C’est-à-dire qu’il était très heureux de rencontrer d’autres célébrités, d’avoir une forme de connivence instinctive avec les gens les plus connus, d’être invité partout, d’être reconnu… », se souvient le journaliste.

Alain Duhamel continue : « Il avait, il faut bien le dire, un comportement de star. Par exemple, aller au restaurant avec lui, c’était une tragédie parce qu’il lui fallait tout sur-mesure pour lui et pas comme les autres. Quand on lui apportait un plat, il disait : « Ça, il faut l’enlever, ça, il faut le rajouter ». C’était une vraie star ».

Le journaliste ne s’arrête pas là dans les confidences puisqu’il ajoute que son collègue s’octroyait certains droits dont celui de se « garer n’importe où » : « C’est la personne que je connais pour conduire le plus mal dans Paris depuis François Mitterrand ».

À lire aussi : Les causes de la mort de Jean-Pierre Elkabbach révélées

Alain Duhamel se souvient encore de l’habitude de Jean-Pierre Elkabbach d’attendre la dernière minute pour monter à bord d’un avion. « On a souvent pris l’avion ensemble pour aller interroger un chef d’État étranger (…). Comme je suis très Suisse pour ça, moi, j’arrive à l’heure et je veux qu’il arrive à l’heure donc on partait ensemble en voiture. On arrivait à l’aérodrome, moi, j’entrais et je m’enregistrais, et lui, restait dehors. Il restait dehors jusqu’à ce qu’il soit en retard. Il pénétrait dans le hall avec sa valise à la main au moment où on entendait : « Monsieur Elkabbach, dernier appel ». À ce moment-là, il passait les formalités, il montait dans l’avion, tout le monde était déjà assis – il est arrivé qu’on l’emmène dans une petite voiture à toute vitesse au bas de l’échelle –, et à ce moment-là, il entrait, il jetait un regard dominateur et ravi sur l’ensemble des passagers en disant : « Voilà » », se souvient le journaliste.

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