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Kev Adams se livre sans tabou

« Miroir », 21h10, TF1.

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Dans le nouveau film « Comme par magie » (qui sortira le 15 novembre), Kev Adams incarne un magicien qui élève seul son bébé. Dépassé par les événements de la vie, il est rejoint, dans cette mission, par son fantasque beau-père, joué par Gérard Jugnot. Un duo tendre autour de l’éducation de la petite Lison, sous le regard de l’amie d’enfance du jeune magicien en pleine ascension.

Un nouveau rôle par Kev Adams, 32 ans, qui dans le spectacle « Miroir », diffusé ce soir, lance un regard sur sa propre enfance, son adolescence, ses parents, ses amis… Dans la salle comble du Zénith de Nantes, le comédien se met à nu dans son dernier spectacle. S’il affirme détester se voir dans un miroir, il se livre sans tabou sur ses blessures et ses failles, le tout avec humour et détachement : le surpoids qu’il a connu étant petit, le harcèlement scolaire dont il a été l’objet, le divorce de ses parents… Sa vie s’affiche devant un public conquis. Il faut avouer que la formule fonctionne plutôt pas mal. Que l’on soit parent, ado, voire grand-parent, ou tout simplement si l’on regarde sa propre évolution, impossible de ne pas se projeter dans les thématiques et les anecdotes lancées par l’humoriste. Kev Adams parvient à les dédramatiser et finalement permet aussi de se rendre compte que ce que l’on pense infranchissable ou incroyable ne l’est au bout du compte pas tant que cela ! « Ces événements qui apparaissent pendant l’enfance ont des répercussions brutales sur la vie d’adulte, avec un impact incontestable sur ma vie sentimentale et sur l’acceptation de mon image », explique l’humoriste. « C’est ça qui m’intéresse dans le spectacle, c’est de réfléchir aux origines de ce mal-être devant le miroir ! C’est en en parlant, en en riant, en se posant les bonnes questions qu’au final, on voit que l’on est tous un peu les mêmes et que l’on vit des choses similaires. Chacun se construit sur des joies et des peines. »

Évoquer avec humour les problèmes les plus difficiles présents dans la société actuelle permet aussi de faire passer un message sur la différence, les moqueries et les traumatismes qui peuvent en découler chez les jeunes. « J’essaye de faire comprendre que ce n’est pas très marrant de se focaliser sur quelqu’un qui est différent… », poursuit Kev Adams. « Mais qu’il est aussi primordial de parvenir à parler de ces situations. Il ne faut surtout pas rester seul dans le traumatisme de la moquerie. Il y a toujours quelqu’un qui peut vous aider. C’est vraiment très important que nos jeunes entendent ce message. » Dans la salle, toutes les situations parviennent à donner le sourire, à provoquer le rire mais aussi à dédramatiser des moments de vie parfois douloureux. Parler de ses fêlures offre aussi « une forme de catharsis dans le one-man-show en racontant ses brisures, ses joies, mais aussi ses échecs, ses tentatives… », pour l’artiste tout comme pour son public !

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