Pascal Obispo: «Un artiste doit être libre»
À quelques jours du premier de ses concerts à Forest National, Pascal Obispo nous parle de son nouvel album et évoque ses 30 ans de carrière.
Votre dernier album, « Le beau qui pleut », s’offre un titre énigmatique… Comme doit-on le comprendre ?
Comme vous le voulez : c’est de la poésie, ça nous ramène à ce qu’on a vécu, ce qu’on a écouté ; ça dépend de notre définition du beau, différente d’une personne à l’autre. Pour moi, c’est la Bretagne de mon adolescence, un point d’ancrage de ma vie. Il se fait que mon beau à moi était plutôt gris anthracite, ce n’était pas le soleil de la Méditerranée et pas forcément le beau du Cap Ferret, puisque je l’avais quitté – je suis parti en 78, j’avais 13 ans. Je me suis construit au bord des falaises, et aussi dans le rock dépressif. Ce qui ne m’a pas empêché de créer des choses qui ont réussi à correspondre aux gens et à leur procurer des moments de bonheur.








