Islande: les animaux abandonnés lors de l’évacuation d’urgence ont été presque tous sauvés
Le 11 novembre dernier, le village de Grindavik a été évacué après la menace d’une éruption volcanique. Des centaines d’animaux ont été abandonnées dans l’urgence de la situation.

Le 11 novembre, aux aurores, le pittoresque village de Grindavik, situé à 40 km de Reykjavik, la capitale, a été évacué par précaution après des centaines de séismes provoqués par le déplacement du magma sous la croûte terrestre – signe précurseur d’une éruption volcanique. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses photos et vidéos des conséquences de cette activité volcanique circulaient. Aujourd’hui, les habitants retrouvent leurs habitations, non sans crainte.
Dans la précipitation, des centaines d’animaux ont été abandonnées par leurs propriétaires. Quelques jours plus tard, les associations d’aide aux animaux estiment que la plupart des animaux ont été sauvés. Lors de l’évacuation, la police avait annoncé que « le bétail et les animaux domestiques ne seraient pas sauvés d’une zone de danger définie en raison des tremblements de terre de Reykjanes ».
À SkyNews, la directrice du refuge local pour animaux Kattholt annonçait que 289 animaux ont été ainsi sauvés, des chats aux chevaux en passant par les grenouilles. Elle explique également que « 4 chats, 9 poissons et 4 perroquets » doivent encore être récupérés. Une autre association souligne que « les propriétaires et les habitants de Grindavík se sont beaucoup impliqués pour les évacuer, avec d’excellents résultats », rapporte le Huffpost.
Un événement rare
Si l’activité volcanique en Islande est importante, l’évacuation d’une ville reste un événement rare. La dernière remonte à 1973, lors de l’éruption sur l’île de Heimaey, au large de la côte sud de l’Islande. À Grindavik, les infrastructures ont été sévèrement endommagées. De la vapeur s’échappe de conduites d’eau chaude éclatées et le réseau électrique ne fonctionne qu’une fois sur deux.
Les résidents ont été relogés dans des hôtels, chez leurs amis ou leur famille et même dans des hébergements d’urgence, en attendant un retour à la normale. Depuis l’évacuation de la ville, les autorités ont organisé quelques retours express pour leur permettre de récupérer des objets qui leur tiennent à cœur comme des albums photos, des meubles ou des vêtements.
Ces opérations se déroulent dans la plus grande prudence. Mardi, le village a dû soudainement être vidé après que les niveaux de dioxyde de soufre indiquaient que le magma se rapprochait de la surface.
« Il y a un nouveau flux de magma dans cette fissure, et elle s’élargit », relève le géophysicien Sigmundsson. Les centaines de tremblements de terre qui ont secoué Grindavik ont été provoqués par une accumulation massive de magma dans une fissure longue de 15 kilomètres et située entre 2 à 5 km sous terre. Tant que ce flux se poursuit, la probabilité d’une éruption reste élevée.
« Nous devons nous préparer à une éruption qui pourrait se produire aujourd’hui ou dans la semaine à venir, voire dans un mois », ajoute le chercheur. L’endroit le plus probable pour une éruption « se situe au nord de la ville de Grindavik ». Une situation synonyme d’anxiété pour les habitants, qui vont rester dans le flou pendant encore plusieurs semaines.









