Affaire Cauet: l’animateur aux nombreuses casseroles
Une enquête préliminaire a été ouverte sur Sébastien Cauet, accusé de viols, dont l’un sur mineurs. À plusieurs reprises durant sa carrière, l’animateur a montré des comportements problématiques.

Le parquet de Bourg-en Bresse a annoncé mercredi avoir diligenté une enquête préliminaire pour « viols sur mineure de plus de 15 ans et viols » après une plainte visant l’animateur vedette Sébastien Cauet. Depuis les premières plaintes, l’animateur continue de nier les faits, assurant avoir des preuves allant dans le sens de sa non-culpabilité.
Sébastien Cauet a fait de la radio et de la télé presque toute sa vie, commençant à l’âge de 14 ans. À 21 ans, il connaît ses premiers débordements. En 1993, il est licencié pour faute grave après avoir fait une blague sur Auschwitz à l’antenne. L’animateur a rapidement trouvé une place chez Skyrock puis chez NRJ. Il fait également des passages chez Europe 2 et Fun Radio.
En parallèle, il se fait une carrière à la télévision sur TF1 et reçoit de nombreuses stars lors de son émission « La méthode Cauet ». C’est dans cette émission que l’une de ses animatrices, Cécile de Ménibus, est la cible de nombreux comportements et réflexions déplacés, autant de la part des invités que de Cauet. En 2006, elle est agressée sur le plateau et dans les coulisses de l’émission par Rocco Siffredi. Lorsqu’elle aborde le sujet à plusieurs reprises, Sébastien Cauet estime qu’elle en fait un peu trop. « Je pense que beaucoup de femmes dans la vie de tous les jours sont véritablement maltraitées et qu’elles ne peuvent pas se plaindre. Il ne faut pas confondre ça avec un Rocco Siffredi qui n’est pas galant et qui ne se rend pas bien compte de ce qu’il fait », avait-il déclaré en 2017.
Des amendes du CSA
Toujours en 2017, le CSA épingle l’animateur pour organiser un canular téléphonique entre une jeune femme et son amie. Sur les demandes des animateurs de l’émission, l’une des femmes traite l’autre de « grosse truie ». NRJ est alors condamnée à une amende d’un million d’euros pour les propos « avilissants » mais aussi pour « des insultes et des propos dégradants concernant sa vie intime », rappelle BFMTV.
Depuis quelques jours, un BD circule sur X, anciennement Twitter. L’auteure de la BD revient sur plusieurs moments clés de la carrière de l’animateur où ce dernier a eu des comportements problématiques. Sur ses planches, elle rappelle notamment les formats des « tests d’infidélité » où des animatrices devaient « tenter » les personnes au téléphone. Math rappelle également la fois où des femmes étaient venues présenter le salon de l’érotisme dans les studios. Cauet avait alors demandé un striptease, les femmes présentes ont refusé. L’animateur les a alors décrites comme « chiantes à mourir » avant de leur demander de partir.









