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Affaire Depardieu: Isabelle Carré publie une tribune pour dénoncer le sexisme

L’actrice et écrivaine a été victime d’une agression sexuelle à 11 ans.

Temps de lecture: 3 min

Ce mercredi dans le magazine Elle, Isabelle Carré publie une tribune pour dénoncer le sexisme et les violences faites aux femmes, en réaction à l’affaire Gérard Depardieu. Titré « Je ne demandais qu’à grandir tranquille », le texte revient d’abord sur les agressions que l’actrice et écrivaine a subies. La première s’est déroulée alors qu’elle n’avait que 11 ans. Un inconnu l’a abordé dans la rue pour lui demander un renseignement mais a fini par lui toucher la poitrine en lui lançant : « Ça pousse hein fillette, ça pousse ! »

Dans sa tribune, elle précise : « Sidérée, je n’ai pas bougé, alors il a continué… (…) Je ne cherchais rien, je le dis car cela semble être décisif pour certains, je ne demandais rien, pas même un rôle. Juste à grandir tranquille. »

Au travers de son texte, la comédienne réagit à l’affaire Depardieu qui fait couler beaucoup d’encres depuis quelques semaines. L’acteur, visé par des plaintes pour viols et agressions sexuelles, a fait l’objet d’un reportage de « Complément d’enquête » dans lequel on le voit tenir des propos misogynes à plusieurs reprises.

Isabelle Carré écrit : « N’est-ce pas étonnant qu’il faille attendre cinquante ans pour signifier à un acteur que son comportement avec les assistantes, les habilleuses, ses partenaires n’est pas acceptable, même sous prétexte de gauloiseries ? Qu’il faille attendre ’Annie Ernaux’ avec Mémoire de fille, puis ’Le Consentement’ de Vanessa Springora pour s’interroger sur la notion de consentement ? Qu’il faille encore Camille Kouchner pour découvrir que l’inceste concerne un Français sur dix ? »

Elle appuie sur la « solitude » des femmes victimes de violences sexuelles « malgré les livres de Vanessa Springora ou de Lola Lafon, malgré les posts #MeToo. »

À lire aussi : Lucie Lucas accuse Victoria Abril d’agressions sexuelles

Et de conclure : « Moins de 10 % (des femmes victimes de violences sexuelles) portent plainte et moins de 1 % des viols déclarés par des majeures ont fait l’objet d’une condamnation. Quand je lis ces chiffres, aucun doute possible, les adolescentes continueront d’adopter nos pauvres tactiques : avoir ses clés dans la main pour ouvrir la porte d’entrée plus vite, jouer aux folles, faire semblant de téléphoner, semblant de connaître cette passagère dans le métro… (…) Une campagne nationale lancée en 2023 disait : ’Le sexisme, on ne sait pas toujours comment ça commence, mais on sait comment ça se termine…’. […] Pour 2024 et les années à venir, je suggère une formule plus volontaire, débarrassée de tout suspense : ’Le sexisme, on sait très bien comment ça commence, et il est grand temps que ça se termine !’ »

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