Gérard Miller accusé de viol sous hypnose
Le célèbre psychanalyste français, star des plateaux télé dans les années 2000, dément toute contrainte.

Aucune plainte n’a pour l’instant été déposée en justice, mais plusieurs femmes accusent Gérard Miller d’agressions sexuelles et d’un viol, qui se seraient produits notamment lors de séances d’hypnose. C’est le magazine français «Elle» qui a lâché cette bombe au terme d’une enquête exclusive, publiée le 31 janvier dernier, à l’encontre du célèbre psychanalyste français, chroniqueur dans diverses émissions, notamment «On a tout essayé» de Laurent Ruquier, dans les années 2000. Les journalistes se basent notamment sur le témoignage de la journaliste et metteuse en scène Muriel Cousin, l’ancienne compagne de l’humoriste Stéphane Guillon, qui affirme avoir subi des attouchements de la part de Miller lors d’une séance d’hypnose en 1990, alors qu’elle était âgée de 23 ans. Sur le moment, il ne lui était pas «venu à l’esprit de porter plainte» car «à l’époque, ça ne se faisait pas». Trois autres femmes témoignent encore à l’encontre de l’ex-chroniqueur aujourd’hui très engagé à gauche en politique auprès de La France Insoumise (LFI).
Une femme, âgée de 19 ans en 2004, déclare avoir subi un viol lors d’une telle séance sous hypnose au domicile de Miller, à l’issue d’une émission à laquelle elle avait assisté. Son témoignage est glaçant: «Je ne peux plus bouger. Je suis une poupée qu’on déshabille et à qui l’on peut faire ce que l’on veut.» L’actrice Anna Mouglalis, qui participait au film «Terminale» en 1998, dont Gérard Miller était scénariste, aurait «subi une agression sexuelle, sous couvert d’une séance d’hypnose au domicile du psychanalyste, sur le divan de son cabinet.» Enfin, une ancienne baby-sitter, âgée elle aussi de 19 ans à l’époque des faits en 1993, déclare avoir subi une agression sexuelle de sa part alors qu’il la raccompagnait en voiture.
Attaqué, Gérard Miller se défend. S’il ne dément pas avoir eu des relations avec ces femmes, il conteste toutefois leurs accusations. «Rien de ce que j’ai perçu ne m’indiquait qu’elles voulaient mettre un terme à la situation, car sinon à l’instant même j’y aurais mis un terme», assure-t-il sur son compte X (ex-Twitter). «Avec toutes les femmes, j’ai la conviction de n’avoir contraint personne, prenant au pied de la lettre tout embarras, tout refus, et ce tout particulièrement quand je m’engageais sur le chemin de la séduction», soutient-il…








