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Fabrice Luchini réagit à la plainte de Judith Godrèche contre Benoît Jacquot

Le comédien était l’invité de « Quotidien ». Il a réagi sur les accusations formulées par Judith Godrèche contre Benoît Jacquot.

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Depuis plusieurs semaines maintenant, Judith Godrèche témoigne des années de souffrance qu’elle a traversées mais également des agressions sexuelles vécues. Dernièrement, elle est revenue sur les habitudes du réalisateur Benoît Jacquot. « C’est quelqu’un qui vous prend de toutes sortes de manières. Cette personne avait un rapport à la sexualité qui était tordu et je me suis retrouvée à être son jouet sexuel », avait-elle confié sur le plateau de « C à vous ».

Plusieurs stars du monde du cinéma se sont exprimées pour faire part de leur soutien ou bien de leur méfiance. Sur le plateau de « Quotidien », Fabrice Luchini a été invité à réagir à ces propos, d’autant plus que le comédien connaît Judith Godrèche et Benoît Jacquot.

Selon lui, un réalisateur peut largement se passer des scènes de sexe, surtout quand elles font souffrir les acteurs. Il fait notamment référence aux réalisations d’Eric Rhomer, avec qui il a travaillé : « Je pourrais dire que je ne vais pas ajouter du commentaire au commentaire. Ma position personnelle n’est pas d’une importance si grande pour que je le dise. Mais tous ces événements m’ont rappelé un truc. J’ai eu la chance de tourner avec Éric Rohmer. Il était le cinéaste des mecs qui tombaient amoureux des actrices. De merveilleuses femmes », commence-t-il.

« Toute sa vie il est tombé amoureux des actrices, mais comme il était un génie de la sublimation, tout était virtuel et platonique. Ce qui fait que Rohmer a été le grand Marivaux contemporain et il n’a jamais eu envie de rendre concret la potentialité de son désir. Pour faire simple, Rohmer a toujours été platonique et aucune femme n’a été malheureuse », assure-t-il.

Mais surtout, Fabrice Luchini rappelle une citation d’Albert Camus de circonstance : « Un homme, ça s’empêche » et ajoute encore : «  Je suis pour Éric Rohmer, je pense que le désir est fait pour être sublimé, surtout au cinéma et il n’y a pas à rentrer dans la réalité de ça ».

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