La mort toujours mystérieuse d’Albert Ier
Nonante ans après, la « chute accidentelle » fait toujours débat. Pour le légiste Philippe Boxho, il faut autopsier le corps du Roi pour lever les derniers doutes.
À flanc de ravine, la croix de béton avait verdi au fil des décennies. Elle a été nettoyée. En contrebas, la haie de buis formant un grand « A » a été ravagée par la pyrale. Elle a été remplacée. Grâce à l’Agence wallonne du patrimoine et à la Défense, propriétaire des lieux, le monument a retrouvé toute sa splendeur. À nouveau insensible à la course des saisons, à la cavalcade des années, à la fuite en avant de ce temps qui passe et qui engloutit tout, il peut remplir sa mission, unique et grandiose : rappeler aux générations présentes et à venir quel drame s’est joué ici, quelle tragédie a traumatisé une famille, un pays tout entier. Car c’est là, à cet endroit exact, dans une pente escarpée en contrebas des rochers de Marche-les-Dames, qu’il y a 90 ans, le 18 février 1934, à










