Un tueur en série chez Nagui: «le Grêlé» était loin d’être un ermite
Les journalistes de Marianne ont finalement retrouvé les images d’archive du passage du tueur en série, François Vérove, dans l’émission de Nagui.

Les journalistes de Marianne ont retrouvé les images du passage de François Vérove, tueur en série connu sous le nom du « Grêlé » dans l’émission de Nagui, « Tout le monde veut prendre sa place », en 2019.
Sa participation n’avait pas fait grand bruit parce que personne ne le savait à l’origine des meurtres commis dans les années 1980, et il a été éliminé du jeu très rapidement. L’ancien officier de gendarmerie s’est suicidé le 29 septembre 2021 en laissant une lettre dans laquelle il reconnaît ses crimes. Il y expliquait « être un grand criminel qui a commis des faits impardonnables jusqu’à la fin des années 1990 ».
Après sa mort, la journaliste Patricia Tourancheau publie « Le Grêlé : le tueur était un flic ». Dans ses pages, elle explique que l’épouse de François Vérove avait assuré que ce dernier avait participé à l’émission de Nagui « Tout le monde veut prendre sa place ». Dans ses souvenirs, le tournage avait eu lieu entre 2020 et 2021. Son passage sur France 2 remonte en réalité à 2019. François Vérove ne s’est jamais vraiment caché après ses crimes.
L’annonce et surtout le fait que ces images aient refait surface, a été une surprise pour le grand public. Pour les experts, il n’y a pourtant rien de surprenant puisque les tueurs en série arrivent bien souvent à mener une vie comme tout le monde. D’autres aiment également se montrer au grand public.
Mais pourquoi « le Grêlé » s’est retrouvé dans une émission très largement suivie ? L’homme pensait-il en finir avec son secret ? Pour Patricia Tourancheau, François Vérove se sentait implement intouchable : « Il était bien tranquille dans son coin, pendant trente-trois ans, ce n’était pas pour se faire prendre… Il avait tout simplement un sentiment d’impunité. Il se sentait intouchable ».
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L’auteure confie à 20 Minutes que la corpulence de François Vérove avait également changé entre ses crimes à la fin des années 1980 et 2019, le rendant plus difficile à indentifier. « Il était à la retraite. Il était le bon papi, il trimbalait ses petits-enfants dans une carriole à vélo, du côté de la Grande-Motte. Il était élu à Prades-le-Lez. Il avait une vie sociale, une vie publique. Ce n’était pas un ermite », ajoute-t-elle.
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