Des interviews de meurtriers diffusées à la télé belge interpellent la justice
La justice demande que la chaîne arrête la diffusion de ces interviews. VTM fait la sourde oreille, assurant respecté les bonnes conditions pour mener ces entretiens.

Une curieuse situation se développe en Flandre entre le ministère public et VTM, suite à la diffusion de plusieurs numéros de « Moordzaken : levenslang ». L’émission de VTM propose des interviews de meurtriers, menées par Faroek Özgünes. Pour la justice, ce programme ne respecte pas les victimes, rapporte Het Nieuwsblad.
Les procureurs généraux soulignent que les victimes ne sont « pas été traitées correctement et avec soin » dans deux numéros au moins. Selon les plaintes de certaines victimes et familles de victimes, ce programme n’offre pas la possibilité de répondre et les laisse seuls devant le fait accompli. Ces derniers n’auraient le droit à visionner l’épisode qu’un mois en avance, sous condition de signer une « clause de confidentialité », rapporte le quotidien. Le ministère public a alors demandé l’arrêt « immédiat » du programme pour protéger les victimes et leur entourage.
La mère de Werner Van Laer, assassiné en 2000 par Kurt Van Rompaey, est tombée par surprise sur le programme comme le reste de la famille. Le meurtrier a été interviewé par Faroek Özgünes tandis que la famille a été laissée de côté. La mère assure même que Faroek Özgünes aurait « oublié » de les prévenir.
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De son côté, Faroek Özgünes est surpris des critiques, assurant au contraire qu’il prend la position de la famille. « Je suis là au nom de la famille et des proches survivants pour faire contrepoids et poser des questions critiques. Ils passent vraiment entre les mailles du filet à plusieurs reprises », déclare-t-il, soutenu par VTM, à Het Nieuwsblad. La chaîne a assuré que les autres interviews seront diffusées et qu’elle était ouverte au dialogue avec le ministère.







