Eurovision 2024: ce qu’il faut retenir des premières demi-finales
Ce mardi 7 mai marquait le coup d’envoi des premières demi-finales de l’Eurovision.

Ce mardi 7 mai à Malmö, les premières demi-finales de l’Eurovision ont eu lieu sous le regard attentif des téléspectateurs. Cette édition s’annonce compliquée pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que le niveau est très élevé. Les premiers pays du classement se font du coude à coude malgré une belle préférence pour la Croatie. Enfin pour des raisons de sécurité.
Une police sur les dents
Pour le concours, les mesures de sécurité dans la ville suédoise ont été renforcées. Des policiers patrouillent partout dans la ville et les environs de la salle de concert de la Malmö Arena sont particulièrement surveillés de près : les routes sont bouclées par des barrages routiers et des tireurs d’élite sont en alerte sur les toits.
La police surveille également d’éventuelles perturbations qui pourraient avoir lieu en raison de la participation d’Israël, actuellement en conflit avec la bande de Gaza. Lors des représentations, les participants n’ont pas le droit d’arborer d’autres drapeaux que celui de leur pays ou le drapeau LGBTQIA+.
10 pays déjà sélectionnés
Une première quinzaine de pays est passée sur scène pour n’en garder que dix. Les candidats envoyés par la Serbie, le Portugal, la Slovénie, l’Ukraine, la Lituanie, la Finlande, Chypre, la Croatie, l’Irlande et le Luxembourg ont passé le cap de la première demi-finale du concours musical Eurovision, organisé mardi soir à Malmö en Suède.
Les dix finalistes, choisis sur base des votes du public, rejoignent les six pays qualifiés d’office en finale : la Suède, détentrice du titre, et les « big five » – Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni – plus gros contributeurs à l’organisation du concours.
Polémique après le passage d’Eric Saade
Lors du numéro d’ouverture, c’est le chanteur suédois Éric Saade, qui a attiré l’attention. L’artiste, dont le père est d’origine palestinienne, avait prévenu vouloir utiliser sa performance pour protester contre la participation d’Israël et portait un keffieh autour du bras. Son geste a été déploré par la télévision publique suédoise, SVT, qui organise cette 68ème édition avec l’Union européenne de radio-télévision (UER). « Il est regrettable qu’il utilise sa participation de cette manière », a déclaré à l’AFP Ebba Adielsson.
L’Irlande inquiète
Cette année, l’Irlande est représenté par la chanteuse Bambie Thug, originaire de Cork, en Irlande. Sur scène, elle est arrivée grimée en sorcière accompagnée d’un danseur, pour interpréter son titre « Doomsday Blue ». Rapidement, le titre a connu son buzz en dansant au centre d’un pentacle et entourée de bougies. Sur X, anciennement Twitter, les internautes sont divisés entre ceux qui applaudissent largement la prestation tandis que d’autres dénoncent un rite satanique diffusé en direct à la télévision.
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La Finlande se dévoile
Un autre pays à marquer les esprits fut la Finlande. Le groupe Windows95man a décidé de contourner les règles qui interdisent la nudité avec brio. Sous les lumières stroboscopiques et les effets de fumée et… de caméraman, le groupe a joué avec agilité pour ne pas dévoiler le costume complet du DJ et artiste du groupe. Une prestation loufoque de plus pour le pays.
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L’Ukraine garde son image guerrière
Une fois de plus, l’Ukraine a su donner une représentation remarquable sur scène. Cette année, c’est un duo mélangeant le rap et le chant qui a défendu le pays, Alyona Alyona, rappeuse féminine la plus en vogue du moment en Ukraine et Jerry Heil. Les deux femmes ont réussi à créer une mise en scène poignante, en portant des tenues rappelant des armures avec une discrète cotte de mailles et une armure d’épaule.
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