Barbra Streisand, la petite fille qui louchait vers la gloire
Barbra Streisand publie ses Mémoires. Un pavé de 980 pages d’une vie bien remplie.
C’est une vie en haute résolution que nous raconte Barbra Streisand dans « My Name is Barbra », titre emprunté à un de ses shows télé à succès des années 60. Une vie de privations et de blessures d’abord, de récompenses suprêmes et de succès inouï ensuite. Celle d’une petite fille née le 24 avril 1942 à New York dans une famille juive ashkénaze du côté de Brooklyn. Une petite fille délaissée mais volontaire, affligée d’un léger strabisme, avec un nez qui fera beaucoup jaser, qu’on lui conseille de rectifier, mais dont elle refusera toujours qu’on y touche. À prendre ou à laisser ! Des acouphènes lui vrillent la tête. Elle n’en parle à personne et souffre en silence. Sa mère Diana la néglige ou la rabroue selon les jours et son humeur. Son père Emanuel décède quand elle a deux ans. Elle déteste son beau-père et ses remarques acides. En page de garde, elle écrit : « Je dédie ce livre au père que je n’ai jamais connu et à la mère que j’ai connue. » Sans commentaires.









