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Benoît Poelvoorde prête sa voix à un film d’animation présenté à Cannes

Après le succès de “Ma vie de Courgette” en 2016, auréolé de deux César et d’une nomination aux Oscars, Claude Barras signe cette fois un plaidoyer contre la destruction de la forêt et du peuple penan.

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La fable écologique “Sauvages” du Suisse Claude Barras, à laquelle Benoît Poelvoorde prête sa voix, est actuellement présentée sur la Croisette. Le film d’animation fait partie de la sélection jeune public du Festival de Cannes.

Après le succès de “Ma vie de Courgette” en 2016, auréolé de deux César et d’une nomination aux Oscars, Claude Barras signe cette fois un plaidoyer contre la destruction de la forêt et du peuple penan, population de l’île de Bornéo.

Il y a une forme d’actualité, d’urgence même, dans les enjeux de Bornéo”, explique Claure Barras. “La déforestation y a déjà fait des ravages à grande échelle, mais il reste encore là-bas 10% de forêts primaires non exploitées, des gens qui vivent de manière traditionnelle, peut-être pas de façon complètement autarcique, mais qui ont envie de conserver leur mode de vie et leur forêt.”

“Sauvages” renvoie à la responsabilité de chacun. “C’est le fruit d’un long travail d’élaboration du récit. J’étais au départ inspiré par une volonté militante de montrer les choses, de les expliquer, avant de me rendre compte que ce didactisme était non seulement ennuyeux, mais qu’il produisait l’effet contraire à celui escompté”, poursuit le cinéaste.

Un travail particulier

Pour mener à bien son projet, Claude Barras s’est notamment entouré de Benoît Poelvoorde et Laëtitia Dosch pour prêter leur voix à certains personnages. Il a par ailleurs fait le choix de ne pas traduire ni sous-titrer les dialogues en langue penane. “Heureusement, il y avait l’exemple de L’Île aux chiens de Wes Anderson qui avait fait la preuve que le concept pouvait tenir la route”, souligne le cinéaste.

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Cela a demandé un travail tout à fait particulier de la part des comédiens principaux, comme Benoît Poelvoorde, qui, ne parlant pas le penan, devaient rendre leurs dialogues compréhensibles dans cette langue grâce au coaching”, se rappelle Claude Barras. “C’était un moment très riche au point de vue des échanges culturels et également très drôles!” “Sauvages” est coproduit par la société belge Panique! et soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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