Taxis volants pendant les JO: la mairie de Paris n’en veut pas!

C’est l’entourage d’Anne Hidalgo, maire de Paris, qui a déclaré à l’AFP que la mairie allait contester en justice l’arrêté du gouvernement français autorisant la plateforme flottante qui permettra le décollage et l’atterrissage de taxis volants électriques à Paris pendant les Jeux olympiques.
Rappelons que le ministère des Transports avait autorisé la création d’une « hélistation » ou plateforme permettant le décollage et l’atterrissage de ces taxis volants située sur la Seine au niveau d’Austerlitz, dans l’est de la capitale, et son « ouverture à la circulation aérienne publique », selon un arrêté publié au Journal officiel.
Les horaires d’exploitation seraient par ailleurs limités « entre 8 heures et 17 heures » et le nombre de vols « à deux mouvements par heure et à 900 vols sur la totalité de l’expérimentation », était-il indiqué.
Un dossier qui a suscité l’hostilité des élus municipaux de Paris, de la majorité comme de l’opposition, voyant notamment dans le projet une « aberration écologique ». « Ce gouvernement n’a plus aucune légitimité démocratique et il continue d’aller à l’encontre du Conseil de Paris », qui s’était opposé à ce projet ‘anti-écologique’, ‘très cher’, qui ‘va concerner uniquement les personnes les plus fortunées », a jugé sur France Bleu Paris l’adjoint aux mobilités de la ville de Paris, David Belliard.
« C’est une très bonne chose que cette expérimentation puisse avoir lieu », a au contraire réagi l’entourage de la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, qui a soutenu le projet à hauteur d’un million d’euros.
Malgré le feu vert du gouvernement, les promoteurs de ces appareils devront, de toute façon, se contenter de vols de démonstration gratuite pendant les Jeux olympiques, faute d’avoir pu obtenir dans les temps une certification de l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA).
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