Un été très studieux pour Chantal Goya
Elle est l’une des personnalités préférées des Français. Des Belges aussi ! Entre la taille de deux rosiers, Chantal Goya nous parle de ses vacances.

Elle nous a reçus chez elle, dans son jardin, un sécateur à la main. Cet été, pas de repos pour l’icône des enfants. Chantal Goya va écumer les festivals et prépare sa rentrée qui s’annonce déjà haute en couleur. À son image.
Où passez-vous ces vacances 2024 ?
Chez moi, dans la Brenne, au cœur de la Touraine, le pays des 3.000 lacs. C’est un endroit que j’adore. Il y a énormément d’oiseaux, des cigognes, des grues cendrées. C’est un lieu très protégé. L’été, on y vit beaucoup dans le jardin. J’ai des rosiers, par dizaines. Je passe mes journées avec mon sécateur à la main. Je taille, encore et encore. Et je regarde pousser les tomates. Cet été, on manque cruellement de soleil. Elles poussent mais ne rougissent pas. C’est ennuyeux ! Ça ne m’empêche pas de servir de grandes et belles salades. Je les achète sur le marché. Je les agrémente de burrata, d’huile d’olive, de noisettes, de pistou. J’adore les aromates : estragon, basilic, romarin, persil plat, ciboulette… Pour moi, c’est le parfum de l’été.
Vous recevez beaucoup ?
Mes proches uniquement. Jamais de mondanités ! Mes enfants et petits-enfants adorent séjourner ici. La maison est grande. Avec les amis, on y fait des barbecues. Il y a du vin bien sûr, et beaucoup de chansons. Sur les tables, je dispose aussi de grandes carafes d’eau dans lesquelles je plonge des feuilles de menthe. C’est une idée que j’ai découverte lors d’un voyage au Maroc. C’est bon, naturel et tellement rafraîchissant ! Au fond du jardin, j’ai un arbre qui croule sous les mirabelles. Je vais m’essayer à la confiture. Je n’en ai encore jamais réalisé. Et je vais faire des tartes. C’est le projet du moment !

Quoi de prévu à votre agenda estival ?
Mille choses. Et bien plus encore ! Mon été sera très studieux. Je rentre du festival de Saint-Malo. Le 18 juillet, je serai à Cholet, près du Puy du Fou. Un événement qui rassemble plus de 70.000 personnes. Le 28, je serai à Colmar. Ensuite, je me consacrerai à la rentrée. Pour moi, elle sonnera le 21 septembre avec la reprise de « La route enchantée », jusqu’en décembre. Et, en 2025, grande année : je fêterai mes 50 ans de scène. Jean-Jacques Debout, mon mari et mon compositeur, a décidé de l’appeler « 50 ans d’amour ». Il compose des chansons inédites. On est en train de réunir les souvenirs de toutes ces années écoulées. On retrouve des boîtes de photos, des articles de presse… Le 25 mai 2025, je serai au Palais des Congrès de Paris et, un peu plus tard, à Forest National, à Bruxelles. Mais on aura l’occasion d’en reparler…

Vous avez parcouru le monde. Quel est votre souvenir de vacances le plus tendre ?
Très honnêtement, je n’ai jamais vraiment pris de vacances. Pas au sens où vous l’entendez en tout cas. Si je ne fais rien, c’est que je suis malade, allongée, presque morte. L’été est la période où, avec Jean-Jacques, on prépare les tournées de l’année suivante. Où on enregistre aussi. De 1980 à 1987, chaque été, je me suis rendue dans une ferme de Provence, à Aups très précisément, dans le Haut-Var. Jean-Jacques trouvait que ma voix était plus jolie là-bas, grâce à l’air sec et chaud. Nous partions avec les enfants. Que de merveilleux souvenirs ! Ce sont, sans doute, mes étés les plus tendres. Nous enregistrions dans un château bastide pas très loin de là, une propriété munie d’un studio d’enregistrement, qui appartenait à notre ami Jacques Loussier. Plus tard, le domaine sera vendu à Brad Pitt et Angelina Jolie qui le feront connaître au monde entier sous le nom de « Château Miraval ». Il est aujourd’hui le château de la discorde. C’est triste. En tout cas, c’est là-bas qu’ont été enregistrés mes plus grands succès.
Votre énergie est toujours aussi vive. Vous êtes incroyable !
Je suis Gémeaux, je m’adapte à tout. Rien ne me freine, ne me chagrine vraiment. C’est vrai que je déborde de vitalité. Comme ma grand-mère d’ailleurs, qui était belge. De Namur. Elle est née Hortmans et était parente avec le chanoine de Menton, qu’elle aimait énormément. Je pense souvent à ma grand-mère. Je me réjouis de revenir en Belgique. Vous avez une telle fantaisie. C’est un royaume dans lequel je me retrouve vraiment.








