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Un pays remporte pour la première fois une médaille aux Jeux olympiques

La sprinteuse Julien Alfred a marqué l’histoire de son pays et a bouleversé les pronostics lors de la fameuse épreuve des 100 m.

Temps de lecture: 3 min

La sprinteuse de Sainte-Lucie Julien Alfred a créé la surprise en remportant le 100 m olympique devant la favorite américaine Sha’Carri Richardson samedi au Stade de France. Alfred (23 ans) a largement dominé la finale en 10 sec 72 (-0,1 m/s) devant Richardson (10.87) et une autre Américaine, Melissa Jefferson (10.92).

Sous la pluie diluvienne qui s’abattait sur l’élégante piste violette du Stade de France, Sha’Carri Richardson, sprinteuse la plus rapide de la saison et championne du monde en titre, n’a pas réussi à surmonter la pression folle de l’évènement.

C’est bien Julien Alfred qui s’est offert dix secondes d’éternité sur la plus belle scène sportive du monde, en plus du tout premier podium de l’histoire olympique pour Sainte-Lucie, petite île des Caraïbes d’environ 180.000 habitants.

« Quand j’étais petite j’étais toujours dehors, pieds nus, je courais avec l’uniforme de mon école, partout. On n’avait pas vraiment les bonnes infrastructures, pas de stade. J’espère que cette médaille d’or va aider la jeunesse, permettre au gouvernement de construire un nouveau stade », a commenté la vainqueur.

Sainte-Lucie, île placée au sud de la Martinique et au nord de Saint-Vincent et les Grenadines, participe aux Jeux depuis 1996, avec son drapeau bleu ciel.

Une blessure à Tokyo

Ancienne star universitaire aux Etats-Unis avec l’Université du Texas, Alfred s’entraîne dans le groupe d’Edrick Floreal, en compagnie de la Britannique Dina Asher-Smith et de l’Irlandaise Rhasidat Adeleke, prétendante au podium du 400 m. Cinquième du 100 m des Mondiaux l’été dernier, Alfred était devenue championne du monde du 60 m en salle cet hiver à Glasgow.

Elle avait manqué les Jeux olympiques de Tokyo en 2021 à cause d’une blessure à un ischio-jambier. « Ce titre représente beaucoup pour moi, pour mon coach, pour mon pays. Je veux fêter cela désormais, et remercier Dieu. Tout s’est parfaitement déroulé », a encore indiqué Alfred, qui a indiqué avoir « regardé les courses d’Usain Bolt », son idole, dans la matinée.

La sprinteuse, qui a perdu son père dans sa jeunesse - « il aurait été très fier que sa fille dispute les Jeux olympiques » –, avait quitté son foyer à 14 ans pour rejoindre 1.800 kilomètres plus loin la Jamaïque et son système scolaire, fabrique à sprinteurs.

« Je rêvais de rejoindre le pays d’Usain Bolt, l’homme le plus rapide du monde. Ma mère ne s’y est pas opposée, elle savait que ce sacrifice de laisser famille et amis derrière moi était nécessaire pour atteindre mes objectifs », ajoute l’athlète qui fait également partie des favorites du 200 m (séries dimanche, finale mardi).

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