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«Des gens sont déçus» : l’absence remarquée de Beyoncé à la convention démocrate

Des médias américains rapportaient la possible présence de Beyoncé à la convention des démocrates à Chicago. Mais la chanteuse n’était pas au programme.

Temps de lecture: 4 min

Une ribambelle d’artistes a enflammé la convention des démocrates à Chicago cette semaine, donnant des airs de boîte de nuit et de kermesse à la grand-messe qui a sacré Kamala Harris.

Les premiers mots de la candidate dans son discours pour accepter la nomination ont d’ailleurs été consacrés à son enfance, « dans une maison remplie de rires et de musique », avec Aretha Franklin et John Coltrane sur les platines. Mais pas de Beyoncé.

La kermesse de Lil Jon

Réunis dans l’arène survoltée des Chicago Bulls, les démocrates ont couronné dès mardi la vice-présidente américaine comme leur candidate à l’élection présidentielle de novembre, avec une cérémonie aux accents de grande célébration.

Les représentants de chaque Etat américain ont pris un à un la parole avec, en fond sonore pour chacun, une chanson représentant leur Etat : « Sweet Home Alabama », « Private Idaho »…

Gavin Newsom, le gouverneur de Californie – l’Etat de Kamala Harris –, a été le dernier à s’exprimer, au son de « California Love », énorme tube de rap de Tupac.

Mais Lil Jon lui a volé la vedette, en rappant en direct pour la Géorgie un mashup de « Turn Down for What » et « Get Low », qui a enflammé cette antre légendaire.

La country fait son come-back

La grand-messe des démocrates à Chicago a aussi été l’occasion pour le parti de se réapproprier un genre très prisé des conservateurs : la country.

Quelques heures avant le discours de Kamala Harris, l’ultra-populaire trio « The Chicks » a livré une interprétation a cappella de l’hymne national tandis que des milliers de démocrates agitaient des drapeaux américains.

Ces Texanes, connues pour leurs tubes « Goodbye Earl » ou « Wide Open Spaces », s’étaient fait remarquer au début des années 2000 en manifestant leur opposition à George W. Bush et à la guerre en Irak.

Le premier soir de la convention, les délégués, militants et bénévoles démocrates avaient déjà esquissé des pas de danse sur les morceaux des artistes country Jason Isbell et Mickey Guyton.

La liberté, mais pas de Beyoncé

Liberté, liberté, liberté : ce mot, « Freedom » en anglais, a rythmé la semaine des démocrates à Chicago.

Kamala Harris l’utilise pour désigner des droits et les protections garanties par la puissance publique, entre autres le droit à l’avortement.

Le terme a aussi eu une place de choix dans la programmation musicale de la convention puisque le morceau « Freedom » de Beyoncé est la chanson officielle de la campagne de Kamala Harris.

Il a été joué tous les soirs de la convention.

Les spéculations allaient même bon train sur la possibilité que la reine de la pop Beyoncé fasse une apparition surprise sur scène jeudi en clôture de la convention.

Une absence pour le moins remarquée. « Voilà ce qu’il en est. Elle n’avait pas besoin de Beyoncé. Elle n’avait pas besoin de Taylor. Ce soir, il n’y a pas de plus grande superstar au monde que KAMALA HARRIS  ! », écrit par un exemple internaute présent à la convention démocrate.

« Si Beyoncé et Taylor Swift sortent ce soir main dans la main pour présenter Kamala », écrivait un autre internaute. « Je suis sûr qu’il y a des gens qui sont déçus que Beyoncé et Taylor Swift n’aient pas été à la DNC jeudi soir. Je pense que cela aurait été une source de distraction. Les projecteurs devaient être braqués sur Kamala avant et après son discours. Peut-être qu’elles pourraient organiser un concert, une campagne de vote ou une collecte de fonds  ? », pouvait-on aussi lire.

Les délégués démocrates et les millions de téléspectateurs américains ont à la place assisté à une performance de la chanteuse Pink et à un spectacle de percussions d’un groupe de Chicago, The Pack Drumline.

Le bras droit de Kamala Harris, Tim Walz, est lui descendu de scène mercredi aux sons de « Rockin’ in the Free World » de Neil Young.

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