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La chanteuse Catherine Ribeiro est décédée

Catherine Ribeiro fut une figure incontournable de la musique expérimentale des années 70.

Temps de lecture: 2 min

Catherine Ribeiro est décédée dans la nuit de jeudi à vendredi à 82 ans dans une maison de retraite de Martigues. «  Libre et libertaire sans jamais accepter un clan plutôt qu’un autre », se définissait en 2018 cette fille d’immigrés portugais dans Les Inrockuptibles.

Après un passage au cinéma, cette brune aux yeux noirs et à la voix grave démarre sagement sa carrière de chanteuse au milieu des années 60 comme vedette yéyé. Née le 22 septembre 1941 à Lyon, fille d’un ouvrier-chaudronnier venu du Portugal, Catherine Ribeiro grandit avec pour seul horizon les hautes cheminées fumantes des industries chimiques de Saint-Fons.

Catherine Ribeiro est passée par le cinéma avant de se lancer dans la musique. Elle enregistre entre 1964 et 1966 une quinzaine de titres, créations originales ou reprises de Bob Dylan.

Vers l’avant-garde

Mais la chanteuse a du mal à trouver son univers. «  Je ne veux pas me transformer en cover-girl. La chansonnette de tous les jours ne m’intéresse plus. J’ai gâché beaucoup trop de temps », lâche-t-elle. Elle opte pour l’avant-garde et s’oriente vers des sonorités à mi-chemin entre le psychédélisme et le rock progressif, entre la musique minimaliste et le jazz.

Elle réalise au total neuf albums avec Alpes. Ses chansons témoignent de ses multiples engagements : pour la Palestine, pour les réfugiés chiliens, contre la guerre au Vietnam, pour l’écologie, contre le président Valéry Giscard d’Estaing…

Trop rebelle

Jugée trop rebelle et à mille lieues des canons commerciaux, elle est boycottée par les médias. «  La beauté insoumise de Catherine et sa colère chevillée à l’âme incommodent le show business », disait Léo Ferré. Ce qui ne l’empêche de trouver son public, souvent militant comme elle. Elle se produit dans les grandes salles et fait un carton à Bourges ou à la Fête de l’Humanité où elle chante devant 120.000 personnes.

Ces dernières décennies, elle sortait peu de son silence. Se produisant tout de même au Bataclan et aux Francofolies. Avec toujours la même soif d’engagement : «  Jusqu’à mon dernier souffle, je me battrai pour les libertés ».

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