Inoxtag et MK2 ont enfreint la loi avec le documentaire «Kaizen»
Depuis une semaine, le jeune youtubeur de 22 ans fait sensation avec son documentaire sur son ascension de l’Everest.

Après huit mois d’absence sur les réseaux sociaux, Inoxtag a fait son retour ce mois-ci avec un documentaire sur son ascension de l’Everest. Sorti dans des cinémas français et étrangers, le film, « Kaizen » a également été mis en ligne gratuitement sur Youtube. En moins de 24 heures, le documentaire a cumulé plus de 10 millions de vues. Plus de 360.000 spectateurs ont accouru dans les salles obscures pour le découvrir.
Oui mais Inoxtag a enfreint la loi en proposant ainsi son film. En le diffusant gratuitement, il a contourné la chronologie des médias. Un problème grave pour le président de la Fédération des cinémas français. Le Figaro rappelle qu’il existe effectivement un calendrier assez strict à respecter.
« Il faut patienter quatre mois après une sortie en salle pour visionner un long-métrage en VOD, six mois pour y accéder sur Canal+, 15 à 17 mois pour le retrouver sur un service de streaming payant comme Netflix et enfin 22 mois pour le regarder sur une chaîne de télé gratuite », explique le journal. Il n’a fallu que quelques heures pour que le jeune homme annonce son film sur les plateformes gratuites et que des diffusions à la télévision soient programmées dans les semaines qui arrivent.
Cependant, il existe quelques exceptions grâce à des « visas exceptionnels ». Inoxtag a pu en bénéficier en proposant son film sur 500 séances sur deux jours. Mais rapidement, l’emballement autour de « Kaizen » a poussé des cinémas à organiser des séances supplémentaires, parfois sans l’accord de MK2, qui diffuse la production. Au total, le film a été disponible sur 800 séances, bien au delà des seuils tolérés.
Cette infraction pose un gros problème au milieu du cinéma qui doit déjà lutter contre la concurrence des plateformes de streaming. La Fédération des cinémas français attend des sanctions sont attendues. Elles peuvent grimper jusqu’à 45.000 euros pour MK2. Cependant, le CNC y voit surtout une opportunité pour repenser cette loi et ajuster le cadre législatif.








