Un ancien employé d’Alain Delon se lâche sur le tempérament «pas facile» de l’acteur
L’ancien garde du corps d’Alain Delon s’est livré dans une interview et a évoqué le tempérament de l’acteur.

Depuis le décès d’Alain Delon, le 18 août dernier, de nombreuses personnes affluent pour témoigner et évoquer la personnalité de l’acteur. L’ancien garde du corps de l’acteur, Daniel Broussin, s’est confié auprès du Parisien. Il décrit son patron comme « colérique, rancunier, mais aussi drôle et complice. »
En 1993, Daniel Broussin a rencontré Alain Delon pour la première fois. « Ce qui m’a marqué tout de suite, c’est son regard. On avait l’impression qu’en vous observant, il connaissait tout de vous. Il avait un charisme comme on n’en fait plus », se souvient Daniel Broussin.
Mais Alain Delon pouvait être aussi colérique : « Quand on sortait, Delon me disait : Qu’on ne me fasse pas chier ! En un coup d’œil, je savais si je pouvais accepter qu’on l’approche ou pas. Je faisais barrage. »
En 2007, il était le seul garde du corps à monter les marches du Festival de Cannes : « Il m’imposait partout. Une fois, pour un gala en Allemagne, il devait dîner à côté de Catherine Deneuve. Il m’a dit : Daniel, vous vous mettez à côté de moi ! Et Deneuve a dû s’asseoir à une autre table. »
Sur les plateaux de tournage également, Daniel Broussin devait calmer Alain Delon. « Avec lui, ça partait vite en vrille », explique-t-il. Et dans la vie privée, Alain Delon était aussi assez dur. Il avait par exemple refusé de parler pendant plusieurs mois à Mireille Darc car elle ne lui avait pas rendu visite à l’hôpital quand il a été opéré des nerfs faciaux.
Un jour, le garde du corps n’avait pas pu être joignable. De quoi irriter l’acteur : « Une après-midi, à Genève, Delon a essayé de m’appeler, mais j’avais coupé mon téléphone pour accompagner Alain-Fabien chez le coiffeur. Il ne m’a pas adressé la parole pendant tout le trajet du retour à Douchy. »
Dans ce même entretien, Daniel Broussin explique que les dernières volontés de l’acteur ont été respectées : « Notamment celle que Poupouss, le chat à trois pattes que l’acteur avait congelé après son décès, soit disposé avec lui dans son cercueil. »
Et d’ajouter sur les derniers moments d’Alain Delon : « Sa vie, c’était avant. Il n’y a plus grand-chose qui l’intéressait. Là, au moins, il n’y aura plus personne pour l’emmerder. »
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