Du homard, de la poularde et un grand cru classé pour le Roi et la Reine (photos)
Le Roi et la Reine sont en visite d’État en France. Ils ont pu goûter à l’excellence de la gastronomie française.

Ce lundi soir, le couple royal belge, à la tête d’une délégation officielle, a été reçu à l’Élysée pour le traditionnel « state dinner » qui clôture la première journée d’une visite d’État. Les hôtes de la France le savent bien, dîner à l’Élysée, c’est bénéficier à chaque bouchée de l’excellence de la gastronomie française. Après la mise en bouche que sont les discours officiels du président de la République et du Roi (à retrouver sur ce lien), Philippe et Mathilde ainsi que tous les bienheureux convives de ce repas officiel, dont Tatiana Silva, Stéphane Bern et le milliardaire Bernard Arnaut, assis à côté de la Reine, ont dîné dans la salle à manger de l’Élysée comme dans les salons d’un trois étoiles Michelin. Et pour cause, si la coordination des agapes a été laissée à Fabrice Desvignes, chef des cuisines de la Présidence, la réalisation de ce banquet a été confiée à Georges Blanc, triple étoilé.
Au menu des près de 180 convives : du homard bleu de casier, aubergine confite au curry breton, émulsion d’herbes parfumées, suivi d’une poularde de Bresse aux cèpes et Savagnin, du nom de ce célèbre cépage du vignoble du Jura, et… crêpes vonnassiennes, une recette créée à Vonnas, dans le département de l'Ain, par Élisa Blanc, surnommée la « mère Blanc », grande cuisinière et grand-mère du chef cuisinier Georges Blanc. Oh le bel hommage.
Pour suivre, le galochard et le charolais, fromages affinés par la Maison Antony, éleveur de fromages en Alsace, avant une cabosse de chocolat grand cru et framboises remontantes.




Pour arroser ces mets fins, des cuvées spéciales de champagne Laurent Perrier, un chassagne-montrachet premier cru 2020, sublime vin blanc de bourgogne, et un bordeaux rouge en l’étiquette du Château Lafite Rothschild 2004, premier grand cru classé à Pauillac, en attendant une nouvelle coupe de champagne rosé millésimé 2012 sur le dessert.
Mozart, Angèle et Johnny
Pour faire passer tous ces plats, les convives ont eu droit à un programme musical interprété par l’orchestre à cordes de la Garde républicaine, où un divertimento de Mozart côtoyait le répertoire… d’Angèle dans une version sans paroles de « Bruxelles je t’aime », et où, avec le renfort d’un baryton et d’un ténor de la Garde, « la Belle Hélène » d’Offenbach a voisiné avec « la valse à mille temps » de Brel, « Alors on danse » de Stromae et… « L’envie » de Johnny Hallyday ! Un bel hommage de la Présidence à l’amitié franco-belge, car nos deux populations, comme nos deux cultures sont très étroitement mêlées. Le seul point de désaccord entre nous réside sans doute dans le football. Dans son discours, le Roi a rappelé son souhait, en toute amitié, de voir quand même les Diables rouges remporter la rencontre qui allait se dérouler dans le même temps sur la pelouse du stade Roi Baudouin à Bruxelles. Las, comme on le sait, notre équipe s’est inclinée devant l’efficacité française… pour la troisième fois déjà cette année












