«C’est scandaleux» : le prince Laurent attaque l’État en justice
Le Prince souhaite forcer l’État belge à lui accorder l’accès à la sécurité sociale.

Ce lundi 25 novembre, le prince Laurent se rendra devant le tribunal du travail de Bruxelles afin d’exiger de l’État belge qu’il lui accorde l’accès à la sécurité sociale. Dans une interview accordée à Het Nieuwsblad, le Prince explique les raisons qui l’ont poussé à saisir la justice.
Laurent se présente auprès de nos confrères comme le « seul Belge à ne pas avoir accès à la sécurité sociale ». Il n’y a en effet pas droit en raison de son statut de membre de la famille royale et de sa dotation s’élevant à 388 000 euros.
Pour couvrir ses soins de santé, Laurent bénéficie d’une assurance maladie privée mais cette dernière se révèle être insuffisante, selon lui. « En 2014, j’ai passé un mois à l’hôpital Saint-Luc pour une pneumonie très grave. J’ai même été plongé dans un coma artificiel pendant un certain temps. Mais j’ai dû rentrer chez moi plus tôt que prévu : l’assurance maladie ne couvrait plus les frais. Pour les médecins, je devais rester, pour l’assurance, je devais partir. C’est scandaleux », affirme-t-il.
Laurent est encore plus inquiet depuis que ses deux fils ont fait leur rentrée à l’École royale militaire en septembre dernier. « Lorsque mes fils sont entrés à l’École royale militaire, ils ont dû apprendre à manier les armes. Beaucoup de choses peuvent mal tourner à ce moment-là. J’avais aussi peur qu’ils se blessent pendant un exercice. S’ils deviennent paralysés pour le reste de leur vie – c’est difficile à dire – je ne peux pas me le permettre », ajoute-t-il.
Le Prince précise qu’il souhaite juste que ses droits soient respectés. « Je ne demande vraiment pas d’argent, mais seulement l’égalité des droits. Je fais mon travail, je paie des impôts, je trie mes déchets. Mais je ne tire aucun avantage de ce système », déplore-t-il. Avant de conclure fermement : « L’argent est important, mais ce n’est pas une question d’argent. Il s’agit d’un État qui doit respecter mes droits ».







