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«Juste parce que le Président le veut?» : Stéphane Bern s’oppose à une décision d’Emmanuel Macron

L’animateur marque son profond désaccord avec la décision prise par l’Élysée et le diocèse de Paris de remplacer certains vitraux de Notre-Dame de Paris par des œuvres contemporaines.

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Cinq ans après l’incendie qui l’avait partiellement détruite, la cathédrale Notre-Dame de Paris a rouvert ses portes début décembre, comme le rappelle La Voix du Nord. Mais tous les travaux ne sont pas finis.

Le 18 décembre dernier, l’Élysée et le diocèse de Paris ont annoncé que l’artiste-peintre Claire Traboulet avait été choisie pour remplacer les vitraux des six des sept baies du bas-côté sud. Ces œuvres contemporaines viendront en lieu et place de ceux de l’architecte du XIXe siècle Eugène Viollet-le-Duc. Ce qui irrite l’animateur Stéphane Bern, qui dirigeait la cérémonie de réouverture de la cathédrale.

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«   Je suis favorable quand les anciens sont détruits ou détériorés », explique-t-il à Ouest-France. «  On ne peut pas enlever des vitraux classés « Monuments historiques ». Sinon, je vais faire la même chose pour mon musée : enlever ce qui est « monuments historiques » et faire des choses contemporaines que j’aime beaucoup. Soyez sûr que la Direction régionale des affaires culturelles me mettrait une amende. Pourquoi l’État s’affranchit-il des règles qu’il impose aux autres ? Juste parce que le Président (Emmanuel Macron NDLR.) le veut ?  », se demande l’animateur.

La perspective de remplacer la flèche de Notre-Dame avait déjà provoqué d’ardents débats au début de la reconstruction. Une approche classique avait finalement été choisie. Stéphane Bern annonce vouloir se battre pour que les vitraux ne soient pas à leur tour menacés : «   La Commission nationale du patrimoine et de l’architecture a voté unanimement contre (les vitraux contemporains NDLR.). S’opposer à cela, avec l’aval de la ministre de la Culture, ça veut dire qu’il y aura des recours. Je pense qu’on n’est pas près de voir ces vitraux  », assure-t-il.

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