Chiara Mastroianni a eu une «grosse dispute» avec Catherine Deneuve après la signature d’une tribune anti #MeToo
Chiara Mastroianni a révélé s’être disputée avec sa mère au sujet d’une tribune publiée en 2018, en plein essor du mouvement #MeToo.

Dans une interview avec le quotidien italien « Corriere della Sera », l’actrice Chiara Mastroianni est revenue sur une dispute survenue entre elle et sa mère, Catherine Deneuve. La raison ? La signature apposée par Catherine Deneuve sur la tribune pour défendre « une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle » publiée le 9 janvier 2018 dans Le Monde. En plein mouvement « MeToo ».
Chiara Mastroianni explique notamment avoir eu « envie de mourir » lorsqu’elle a vu que sa mère avait signé cette tribune. Elle estime ainsi que sa mère « s’est fait avoir sur ce coup-là ».
Elle ajoute : « Je lui ai dit qu’il aurait été mieux qu’elle l’écrive elle-même. Je crois que ce texte est arrivé au mauvais moment et il était écrit avec les pieds par des gens que je ne crois pas très bien intentionnés. »
Chiara Mastroianni précise que la publication de la tribune a créé des tensions avec sa mère. « Mais nous n’avons jamais eu de disputes allant jusqu’au point de ne plus nous parler », ajoute-t-elle ainsi.
D’après elle, il faut cependant « remettre les choses dans leur contexte ». « Je pense que les actrices de cette génération, de cette beauté, ont vu et subi des situations où personne ne se demandait : ça se fait ou ça ne se fait pas ? »
Dans ce texte publié dans Le Monde le 9 janvier 2018, étaient évoqués le mouvement MeToo et ses supposés « dangers » dans les grandes lignes. « Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses intimes lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque », dénonçait le texte.
Après la publication de cette tribune, Catherine Deneuve s’était excusée dans Libération auprès de « toutes les victimes d’actes odieux qui ont pu se sentir agressées » par ce texte.
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