Quand les vlogs de la petite-fille de Donald Trump risquent de mettre en danger la sécurité nationale

Depuis plusieurs mois, le compte TikTok de Kai Trump, la petite-fille de Donald Trump, rencontre un certain succès, surtout depuis l’investiture de son grand-père. La jeune femme partage les coulisses de sa vie à la Maison Blanche, de ses sessions de golf à ses voyages en jet privé.
Des millions de personnes suivent les aventures de Kai Trump, 17 ans, qui assiste à l’investiture de Donald Trump ou encore au lancement de la fusée d’Elon Musk. Mais ces images des coulisses pourraient bien présenter un risque pour la sécurité de la Maison Blanche et inquiètent les observateurs qui y voient une manipulation politique.
Kai Trump collabore avec AKA Collective qui est en charge du tournage et du montage et qui s’assure de protéger les informations sensibles. Pourtant, de nombreux éléments restent bien visibles comme les chemins empruntés par la jeune femme, les adresses de ses amis ou encore les dispositifs de sécurité mis en place.
Suzanne Vergnolle, docteure en droit et maître de conférences en droit du numérique au Conservatoire National des Arts et Métiers (Cnam), explique au HuffPost la sensibilité de ces informations. « Cela va permettre d’obtenir des informations qui ne sont pas censées être aussi facilement accessibles au public. Elles peuvent l’être, mais elles ne sont pas censées être disponibles et visibles à plusieurs reprises (…) À partir du moment où l’on sait que telle personne était à tel endroit, à tel moment, on va pouvoir déduire d’autres informations, qui, elles, pourraient être protégées par des secrets ».
L’un des risques réside notamment dans l’identification des personnes qui travaillent avec la famille Trump. Des logiciels comme Clearview AI peuvent permettre de trouver les identités des personnes. « J’ai vu des gardes de sécurité, et il y avait des serveurs dans les parages. Si ces gens peuvent être identifiés, leurs téléphones pourraient être corrompus et utilisés pour écouter des conversations », explique V.S. Subrahmanian, professeur en sciences informatiques à l’Université Northwestern.
Les experts restent tout de même confiants dans la formation des équipes de sécurité qui estime que ce sont des « risques acceptables » qui ont été pris en compte.
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