Accueil À table

De l’art de commettre une boulette

L’histoire à table de la semaine. Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste Temps de lecture: 3 min

Au début, rappelez-vous, la Terre était plate. Ce n’est que bien plus tard qu’on lui a reconnu sa forme ronde. Eh bien, pour les boulettes, c’est kif-kif et haricot. Le temps les a arrondies. Dans une série de la RTBF consacrée aux mythes de la gastronomie, Pierre Leclercq, historien de l’alimentation et collaborateur scientifique à l’ULg, revient sur la genèse de « la boulette ». Il nous apprend ainsi qu’il faut remonter à la fin de la Rome antique, au IVe siècle, pour retrouver un procédé culinaire qui, si l’on excepte le fait que personne ne peut jurer que la préparation avait bien une forme sphérique, ressemble au moins par la teneur de ses ingrédients et sa préparation à l’idée que l’on se fera d’une boulette. Pour cela, les Romains broyaient, à l’aide d’un mortier, de la viande ou toutes sortes de fruits de mer qu’ils ne manquaient pas d’épicer d’une main lourde. Résultat : des « esicia », qui correspondaient alors à toutes sortes de viandes découpées en dés… Des boulettes carrées ? Peut-être, en fait nul ne le sait.

Vous devez être abonné(e) pour pouvoir lire cet article

Découvrez toutes nos offres

J'en profite

Aussi en À table

Voir plus d'articles

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs