À Ath, un chien pourrait être reconnu en incapacité de travail

En décembre 2022, une violente altercation entre deux conducteurs a mené à l’intervention de la police. L’incident a été violent notamment à cause du comportement erratique du conducteur trentenaire qui voulait en découdre avec l’autre homme et la police.
Les agents ont tenté d’arrêter le trentenaire. Dans un premier temps, le chien policier d’un des agents a saisi l’homme par le nez. « Je lui ai mis un coup de pied mais il m’avait saisi au nez », a déclaré le prévenu lors de l’audience rapportée par la DH. Ce dernier était particulièrement violent. Il portait également des chaussures de sécurité. Après les coups, le chien l’a mordu à la jambe. Il est poursuivi pour rébellion, outrages et menaces à l’aide d’une ceinture.
Il est également poursuivi pour des coups ayant entraîné une incapacité de travail au chien policier. Pour justifier ce dernier point, la procureur a fait référence à un arrêt rendu en Norvège en 2008. La justice norvégienne avait conclu qu’un chien policier était considéré comme un « un assistant des policiers, comme un auxiliaire direct, estimant que l’agent et le chien ne faisaient alors plus qu’un ». Dès lors, une attaque contre un chien policier doit être jugée de la même façon qu’une attaque contre un policier.
La procureure a relevé que « le chien avait des hématomes ainsi qu’une irritation de la cornée. Il a eu deux jours d’incapacité ». La défense refuse ce lien avec la loi norvégienne et assure qu’« un chien n’est pas un être humain ».
Il faudra attendre le jugement dans un mois pour savoir comment la justice tranche sur ce sujet.
Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.








