Marc Ysaye et ses grands classiques du rock: «A Forest»

The Cure est originaire de Crawley, dans le Sussex, en Angleterre, et s’est formé en 1978. Le line up en 1980 s’articule comme suit : Robert Smith, Simon Gallup, Matthieu Hartley et Laurence « Lol » Tolhurst.
Robert Smith n’a encore à cette époque ni son célèbre maquillage autour des yeux ni son look « gothique » qui va inspirer toute une génération.
Ce morceau figure sur leur deuxième album, « Seventeen Seconds ». C’est à partir d’ici que Robert Smith et The Cure vont s’éloigner d’un style post-punk qu’ils vont pratiquer pendant deux grosses années à dater de leur formation fin 1977.
L’album « Seventeen Seconds » représente un tournant dans le son de The Cure, passant d’une approche punk à une ambiance plus sombre et atmosphérique, caractéristique du post-punk. La chanson a été enregistrée à une époque où Robert Smith explorait des thèmes comme la mélancolie, l’isolement et la quête d’identité, des inspirations récurrentes dans l’œuvre du groupe.
Un morceau mythique
« A Forest » est l’une des chansons les plus célèbres de The Cure. Elle a d’ailleurs été écrite par Robert Smith, le leader. L’inspiration pour « A Forest » vient en partie des expériences personnelles de Smith et de son intérêt pour la nature et ses symboles.
La forêt est perçue ici comme un lieu mystérieux, à la fois accueillant et effrayant, ce qui reflète les émotions contradictoires présentes dans les paroles qui évoquent une quête à la fois physique et psychique. La forêt symbolise un espace de perte, d’errance et de recherche de soi. Le protagoniste semble perdu, à la fois littéralement dans la forêt et symboliquement dans sa vie. La forêt, en tant que métaphore, peut représenter les difficultés de la vie, les relations perdues ou la lutte interne que l’on ressent face à ses propres démons.

Les répétitions dans la musique et les paroles contribuent à créer une ambiance hypnotique et envoûtante, renforçant l’idée même d’une spirale descendante dans la confusion et l’incertitude. Et cela fonctionne !
Musicalement, « A Forest » se caractérise par une ambiance mélancolique avec des sonorités éthérées. La ligne de basse hypnotique de Simon Gallup et les nappes de clavier aériennes de Matthieu Hartley vont créer une toile de fond sonore dense, sur laquelle se pose la voix totalement énigmatique de Smith. Le tout soutenu par une formidable partie de batterie simple mais redoutablement efficace, signée par Lorence « Lol » Tolhurst. Il sera le batteur de The Cure de 1976 à 1982 avant d’en devenir le claviériste jusqu’à son éviction par Robert Smith en 1989.
« A Forest » est devenue l’une des chansons les plus emblématiques de The Cure et a eu un impact significatif sur la « new wave », mais également sur de nombreux artistes qui ont suivi en ces 80’s balbutiantes. Elle continue d’être interprétée lors des concerts et est toujours acclamée comme étant l’une des meilleures chansons du groupe.
« A Forest » est une exploration poétique et musicale de la perte et de la recherche de soi, utilisant la métaphore de la forêt pour évoquer des thèmes profonds d’isolement et de quête. Elle capture en fait toute l’essence d’une jeunesse désenchantée à l’époque et sert de tête de pont entre les divers courants musicaux de la fin des années 70 et du début des années 80.
Sa résonance perdure, attestant de la puissance et de la pertinence de The Cure dans le paysage musical moderne.









