Anne Frank, morte il y a 80 ans
Cachée derrière une bibliothèque pivotante devenue rempart contre les atrocités, Anne Frank écrivait pour donner un écho à ses rêves, à ses peurs et à l’espoir. Son journal était un confident muet, plume d’adolescente noircissant d’une écriture penchée et resserrée un cahier au tissu écossais rouge. Il accueillait ses pensées dans l’Annexe, recoin secret du bureau de son père Otto, où elle avait collé aux murs des photos de vedettes hollywoodiennes et de la famille royale néerlandaise.
Les mots de la terreur
Chaque page de ce journal, devenu œuvre mondialement connue et étudiée, renfermait le témoignage privilégié de l’innocence face à la barbarie nazie. À travers ses mots, Anne Frank a défié l’oubli et interrogé l’Histoire, jusqu’à ce que les lignes s’évanouissent brusquement le 4 août 1944.










